Jeudi 24 mai 2012 4 24 /05 /Mai /2012 15:21

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Déclaration sur la situation nationale

 

Le Secrétariat du Comité Central du Parti de l’Indépendance et du travail a, dans sa séance du mercredi 23 mai, échangé en profondeur sur la situation économique, politique et sociale du pays, aux fins d’esquisser les axes stratégiques d’intervention du Parti.

Pour le Secrétariat du P.I.T, la période que traverse le Sénégal est, à maints égards, inédite. Précisément  parce qu’au-delà du fait qu’elle est la consécration de l’engagement populaire des Sénégalais de mettre fin à la mal gouvernance, au déni de justice et au déficit d’éthique qui étaient érigés en système de gestion, cette période augure de perspectives prometteuses, au vu des actes posés par le nouveau régime.

En effet, l’option d’une gouvernance sobre et vertueuse, de même que le choix d’une gestion de proximité, faite d’ouverture et d’esprit de responsabilité, représentent des  gages certains pour l’avènement d’un Sénégal de progrès partagé, en rupture totale avec l’ordre ancien.

Pour autant, il ne faut nullement occulter les multiples difficultés qui se dressent sur le chemin menant à ce qu’il faut bien appeler « une révolution culturelle ». Des forces colossales- dont on ne mesure pas toujours la consistance massive et le poids des intérêts- vont se dresser, de toute leur stature, pour préserver avantages indus et mécanismes de spoliation. L’ancien Parti au pouvoir, même défait, conserve une capacité certaine de nuisance de par toutes les ressources nationales que plus d’une décennie de gouvernance débridée a permis, à certains de ses dirigeants et cadres, d’amasser…

Et c’est bien sous cet angle qu’il convient d’apprécier l’élection législative de juillet 2012. Il s’agit soit de renforcer le camp du changement, en faisant obtenir une majorité qualifiée à la liste Benno Bokk Yakaar à l’assemblée nationale, soit d’entraver les initiatives salutaires  du Président Macky Sall et de son gouvernement, en donnant les moyens à des élus du camp de la régression économique et morale, de bloquer les institutions et les actions en cours.

Du reste, et toujours de ce point de vue, il n’y a nulle illusion à entretenir. Un vote éclaté autour des vingt quatre listes en compétition, n’est aucunement garant d’une assemblée nationale au service des intérêts du Peuple sénégalais. Bien au contraire !

Pour cette raison, le Secrétariat du Comité Central du P.I.T engage tous les militants du Parti, ceux des formations alliées de Benno Siggil Senegaal mais aussi de Benno Bokk Yakkar, à ne ménager aucun effort pour le triomphe de la liste de l’unité et du rassemblement autour de ce qui compte par-dessus tout : la Nation sénégalaise.

Le Secrétariat du P.I.T se félicite de l’attention soutenue du gouvernement pour le monde rural et des décisions salutaires de mise à disposition- au plus tôt-  des semences et intrants, en commençant  notamment par les zones où les pluies sont relativement précoces.

Le Secrétariat du P.I.T apprécie aussi à sa juste valeur la reprise des enseignements à l’Ecole et l’Université. Il invite le gouvernement à se donner les moyens d’organiser, dans des délais raisonnables, les Assises Nationales sur l’Education et la Formation.

Enfin le Secrétariat du P.I.T se félicite de la liberté provisoire obtenue par Barthélémy Diaz et  attend, avec confiance et sérénité, que le droit soit dit dans cette affaire comme dans bien d’autres, pour que , plus jamais,  le Sénégal ne connaisse les sombres dérives dont il a souffert il y a peu.

Fait à Dakar le 23 mai 2012.

Par LE BLOG DU PIT-SENEGAL - Publié dans : POLITIQUE NATIONALE
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Lundi 30 avril 2012 1 30 /04 /Avr /2012 11:26

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 La Fête du travail de 2012 se déroule dans un contexte mondial, sous régional et national, marqué par de profondes mutations économiques, politiques et sociales.

En effet, l’année 2011 a confirmé l’approfondissement de la crise du mode d’exploitation et de domination du système capitaliste mondial, illustré par l’incapacité des Etats des grandes puissances occidentales à résoudre la crise de leur dette souveraine et à relancer la croissance de leurs économies, en dépit des nombreux plans d’austérité mis en œuvre sous l’égide du FMI et de la Banque Centrale Européenne.

La récession, l’aggravation du chômage et de la crise de la dette souveraine, ont placé ces grandes puissances dans une crise sociale grave, ayant mis le monde du travail et les organisations syndicales au centre de la lutte des peuples, contre les politiques de destruction du pouvoir d’achat, de la sécurité sociale et des emplois, particulièrement ciblés par les programmes d’austérité.

Ces circonstances en Europe, particulièrement en France, ont poussé la droite  « républicaine » à glisser vers l’extrême droite, donnant ainsi de l’ «honorabilité» aux tenants de la xénophobie, du racisme et de l’exclusion, et magnifiant le chauvinisme et l’étroitesse nationale.

Ce  qui affleure dans les enjeux de l’élection présidentielle en France, singulièrement dans la bataille d’opinions  entre le premier et second tour.

Ainsi l’aboutissement de cette élection est crucial, non seulement pour le Peuple de France, les pays d’Europe occidentale, du Moyen Orient, mais aussi  pour ceux d’Afrique francophone.

Précisément parce que la prise en compte des besoins des peuples et du monde du travail, dans la résolution de la crise de la Dette souveraine des Etats des Grandes puissances occidentales, la paix et la sécurité dans le Moyen Orient, et même la souveraineté des peuples d’Afrique francophone, dépendront largement de l’issue de cette élection présidentielle  française.

Ce qui donne toute sa signification au soutien du front de Gauche  et de la CGT au candidat du Parti Socialiste, pour que la France échappe aux stratégies des Entreprises du CAC 40 de Paris, de la City de Londres, et de Wall Street de New York, en ce qui concerne l’élaboration et la mise en œuvre des stratégies de sortie de la grave crise du système capitaliste mondial.

Il faut le répéter : le sort des révolutions arabes en  Afrique du Nord  et  les pistes de solution des crises en Syrie, en Lybie, au Soudan, au Mali, en Guinée Bissau, dépendent, du moins en partie, des résultats du suffrage du peuple français, le 6 mai.

  La situation politique du Sénégal lui même sera aussi fortement influencée par les résultats de ce scrutin, compte tenu de la place qu’occupe notre pays dans la politique extérieure des Gouvernements français…

En tous les cas, au Sénégal, ce premier mai 2012 est célébré dans un contexte inédit, principalement marqué par l’avènement de la seconde Alternance politique du 25 mars 2012.

Or, à la différence de ce qui s’est passé en 2000, le mouvement syndical, dans ses composantes les plus significatives, a remarquablement pris part à la maturation et à la mise en œuvre de cette seconde Alternance.

 Ce qu’illustre la participation des centrales syndicales, avec les forces vives de la Nation, issues des Partis politiques d’opposition et d’organisations de la société civile, à la tenue des Assises nationales et à l’élaboration des consensus ayant abouti aux «  Conclusions des Assises » et à la «  Charte de Bonne gouvernance ». Mais aussi ce qui est attesté  par la place qu’elles ont occupée dans le Mouvement du 23 Juin (M23), mouvement né pour  défendre « la Constitution », «  l’expression transparente du suffrage du peuple »,  la « sécurisation des votes » des citoyens, et la préservation du « pouvoir d’achat » des populations.

Mieux, dans les circonstances du second tour de l’élection présidentielle du 26 février 2012, le Mouvement syndical a contribué, publiquement, à travers l’appel de la Confédération des Syndicats Autonomes(CSA),  au succès du 25 Mars ayant marqué la défaite du camp du despotisme et de  la régression économique et sociale, représenté par le Président Wade.

Pour  la seconde fois donc après 2000,  la CSA marque  son ancrage dans le camp des « Républicains et des Démocrates », mettant fin à la « neutralité électorale » du mouvement syndical,  neutralité l’ayant  toujours marginalisé relativement à des décisions aux retombées pourtant majeures quant aux destinées de la Nation.

Du reste c’est ce qu’en France la CGT vient de faire, pour la première fois depuis la chute du mur de Berlin, marquant ainsi la fin de l’époque où le mouvement syndical était rivé sur le sort des travailleurs mais seulement dans l’entreprise, au détriment du sort de la Nation qui pourtant conditionne ses capacités de défendre, durablement, les intérêts des travailleurs, de leurs entreprises et services.

Pour cette raison le P.I.T appelle, en ce  premier Mai 2012, le mouvement syndical sénégalais- à l’instar de la CSA- à occuper toute sa place dans le Comité National de Pilotage des Assises nationales (CNP), et dans le Mouvement du 23 juin (M23).

C’est dans ce cadre qu’il pourra contribuer à veiller au renforcement et à la cohésion du front «  Bennoo  Book Yakaar »,  bras politique du M23 et des Assises nationales, ayant mis fin, par les urnes, au régime de Wade, et  appelé à traduire en actes les « Conclusions des Assises nationales » et  la « Charte de bonne Gouvernance » qui expriment les aspirations du peuple, dont les travailleurs  représente un détachement de première importance.

Dans cette perspective, ces travailleurs, dans leurs syndicats respectifs, devraient veiller à ce que les leaders affairistes et corrompus, qui ont été à la solde du régime du Président Wade, soient démasqués et mis hors d’état de nuire.  Leur culture de chantage et de lobbying, mise en œuvre pour obtenir des situations de rente et  décrocher des avantages matériels et financiers personnels, a longtemps empêché, sous le régime de Wade, le monde du travail de défendre ses intérêts spécifiques, et d’occuper toute sa place dans la lutte des «  Républicains et démocrates » contre ce  régime apatride.

Au demeurant, la situation économique et sociale désastreuse héritée de Wade, la forte attente des populations pour améliorer  leurs conditions d’existence, et le devoir de poursuite des délinquants économiques du défunt régime, constituent un terrain propice, pour, à l’aide du mouvement syndical, se livrer à des manœuvres de déstabilisation du nouveau pouvoir.

 Il faudrait donc  neutraliser les syndicalistes affairistes pour les empêcher d’être les «  chevaux de Troie » de Wade dans le mouvement syndical, c’est-à-dire ne pas leur donner les moyens, par des actions subversives, de préparer le retour au pouvoir de ce régime malfaisant.

  Le P.I.T, considérant que le premier mai est aussi une journée  de solidarité internationale, s’incline devant la mémoire de tous ceux qui sont tombés pour la défense des travailleurs, du citoyen sénégalais, de l’intégrité territoriale, et  pour la sécurité des populations, contre les exactions de toute nature.

Le PIT encourage le mouvement syndical Sénégalais à renforcer ses liens de coopération et de solidarité avec les travailleurs de la sous- région pour la sauvegarde de la paix, de la sécurité des populations, celle des libertés démocratiques, dans chacun de nos pays.

                                      Vive le 1er Mai !

                                      Vive l’amitié, la paix et la solidarité entre  les Peuples d’Afrique et du monde !

Par LE BLOG DU PIT-SENEGAL - Publié dans : POLITIQUE NATIONALE
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