Publié le 30 Avril 2015

  La  commémoration de la Fête internationale du Travail, en ce premier mai 2015, se passe dans un contexte d’aggravation des crises économiques, financières, sociales, environnementales et sécuritaires dans lesquelles le capitalisme financier mondialisé a plongé le monde, consécutivement à la crise des « subprimes » intervenue aux USA en 2008.

Au plan mondial, la « guerre du pétrole et des devises », menée par les Etats Unis et ses alliés saoudiens contre la Chine et la Russie, est accompagnée d’une politique de déstabilisation du Moyen Orient, des pays de l’Afrique  sahélienne et des anciennes Républiques socialistes d’Europe, aux fins d’endiguer le fulgurant développement de la Chine et de la Russie et d’entraver la marche des Etats africains vers l’unité continentale.

C’est bien à cet effet qu’ils ont réussi à imposer, au Moyen Orient, la guerre en Syrie avec ses ramifications en Irak et, aujourd’hui, au Yémen mais aussi une autre en Afrique, notamment en Libye, avec ses développements au Mali et au Nigéria, et dans les pays de l’Est Européen, celle déclenchée en Ukraine. 

Ces conflits armés au Moyen Orient et en Afrique ont engendré une nouvelle forme d’immigration clandestine vers l’Europe motivée par la recherche de havres de paix. Ainsi des « immigrés pour fait de guerre » viennent s’ajouter aux « immigrés économiques » dont les déplacements par vagues successives avaient été motivées par les crises économique, financière et alimentaire de 2008 ayant lourdement frappé l’Afrique Sahélienne.

Ce sont donc ces guerres impérialistes qui sont la cause du drame humain auquel l’on assiste aux portes de l’Europe avec des centaines de naufragés enregistrés quasi quotidiennement,  suscitant  à la fois indignation et colère partout au monde. Dans le même temps, en Europe se propage le sentiment « d’être envahis par une horde de désespérés venant enlever le pain de la bouche aux vrais fils du terroir », ce qui y renforce le racisme et atténue de plus en plus la frontière entre la Droite et l’Extrême Droite.

A la vérité, et depuis la fin de la « guerre froide », jamais la paix et la sécurité dans le monde n’ont  été autant menacées !

Au Sénégal, certains éléments du contexte demeurent préoccupants et menacent les acquis démocratiques de notre peuple, la paix et la sécurité dans le pays.

En effet, dans le monde rural le pays a enregistré de mauvais résultats lors des campagnes agricoles de 2013 et de 2014 les productions ayant baissé respectivement de 22% et 20% pour le mil, de 1% et 21% pour le maïs, de 2% et 1% pour l’arachide, de 5% et 15% pour le coton…

Il faut cependant se féliciter que les  impacts négatifs de ces mauvaises performances sur le revenu des ruraux et sur la sécurité alimentaire aient été atténués par la reprise de la production du riz qui passe d’une baisse de 7% en 2013 à une hausse de 28% en 2014 et par l’augmentation substantielle des prix producteurs d’arachide, et ceci en dépit des limites induites par les  problèmes liés à  la commercialisation.

Dans le secteur privé formel, le secteur secondaire particulièrement, les pertes d’emploi de 2% en 2013 par rapport à 2012 se sont aggravées en 2014, avec une perte de 2,9% par rapport à 2013. Le secteur tertiaire lui est passé d’une baisse de 1,4% en 2013 à une hausse de  2,3% en 2014.

Cette situation dans le monde rural et dans le secteur salarié du secteur privé moderne  aurait été insoutenable si la tendance généralisée de baisse des cours des céréales, des huiles alimentaires et du pétrole, n’avait  pas été répercutée sur les prix intérieurs du pays, et cela, grâce à la politique d’administration des prix des principaux produits de consommation courante, accompagnée d’une baisse de l’impôt sur les revenus et des loyers.

En tout état de cause, la situation économique et sociale nationale demeure fragile comme l’illustrent la crise à la SUNEOR, à TRANSRAIL, au Petit Train de Banlieue  (PTB), à la SAR, à SENEGAL AIRLINES et, par-dessus tout, dans le secteur du tourisme.

Un tableau auquel il ne faudrait bien entendu pas oublier d’ajouter la crise qui secoue les secteurs de l’Education et de la Santé publiques.

C’est donc dans un tel contexte international et national que le mouvement syndical sénégalais est parvenu à relever les trois  principaux défis  auxquels les syndicats du monde entier font face: le défi de la précarisation du travail, celui de la sécurité sociale, et celui du droit à la négociation collective.

En effet, les syndicats de notre pays sont parvenus à préserver l’autonomie de gestion des institutions de retraite et de sécurité sociale longtemps menacée et celle du système de retraite par répartition que les Institutions de Bretton Woods ont pendant bien longtemps cherché à remplacer par un système par capitalisation. Il ne leur reste donc, dans ce domaine, que la cogestion du Fonds National de Retraite (FNR) des Agents de l’Etat  pour mieux sécuriser ce volet essentiel dans la vie des travailleurs.

A ces acquis historiques s’ajoutent les accords signés entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants concernant la titularisation des « corps émergents » dans la fonction publique. Une signature qui met un point qu’il faut espérer final à la politique de précarisation des emplois dans le secteur public imposée depuis le début des programmes d’ajustement structurel.

Un acquis qu’il faudrait marquer d’une pierre blanche et qui devrait s’étendre aux travailleurs de la santé publique qui sont en lutte  pour faire aboutir leurs revendications portant sur de nouveaux « statuts ».

Du reste et à cet égard, les récentes déclarations publiques de Madame le Ministre chargée de ce secteur sont plutôt rassurantes…

Il se trouve aussi que le mouvement syndical sénégalais a su préserver le « Conseil Consultatif National sur le Travail et la Sécurité Sociale » comme un passage obligé pour tout projet de réforme du Code du Travail et est parvenu à institutionnaliser, sous forme de « Haut Conseil pour le Dialogue Social », son droit d’émettre ses opinions sur les politiques sociales en direction du monde du travail, dans un cadre tripartite ( Etat - Patronat -Syndicat). Et cela, tout en conservant son droit, décroché de haute lutte, à la grève, droit institutionnalisé dans le Code du Travail de 1997 et reconnu pour les Agents de l’Etat par la Fonction publique.

De même, sa participation est qualité au Conseil Economique, Social et Environnemental, (CESE) consolide son droit acquis d’émettre son point de vue sur les politiques publiques du pays…

Les syndicats sénégalais n’ont pu engranger autant de succès dans leurs luttes que grâce à un esprit innovateur qui leur a permis de faire victorieusement face à la politique ancrée de l’Etat et du patronat de  division  des travailleurs aux fins de  les domestiquer.

Pour cela ils ont réussi à mettre sur pied des « intersyndicales » d’entreprise et/ou de secteur professionnel comme forme d’unité syndicale. Des outils qui, aujourd’hui, sont en train d’épuiser les bases objectives de leur constitution que sont les revendications corporatistes pour défendre des statuts professionnels dans l’entreprise et les services.

De sorte que c’est sur le socle de ces acquis concernant les « statuts » qu’ils devraient dorénavant s’appuyer, non seulement pour les consolider mais aussi pour faire face au défis nouveaux de sauvegarde de leurs entreprises et de leurs services publics menacés jusque dans leur existence ou leur raison d’être sociale, et améliorer leurs conditions de vie et de travail.

De nouveaux défis qui exigent d’eux une forme d’unité supérieure aux « intersyndicales ». Ce qui pose la problématique de l’unité des Centrales syndicales pour plus d’harmonie dans les stratégies de lutte afin de mieux peser au niveau national, africain et mondial, c’est-à-dire partout où  se décide le sort du monde du travail.

Le PIT, en ce qui le concerne, ne ménagera aucun effort pour soutenir le mouvement syndical dans cette direction, en rapport avec ses camarades de la Confédération pour la Démocratie et le Socialisme(CDS) mise sur pied par des forces de Gauche du Sénégal.

 

Vive le 1er mai !

Vive l’unité et la solidarité des travailleurs !

Vive la paix et la concorde entre les peuples.

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Publié le 28 Avril 2015

Résolution du Comité central

Le Comité Central du Parti de l’Indépendance et du Travail s’est réuni le 26 avril 2015 à l’ENDSS  sous la présidence de Magatte Thiam, Secrétaire général du Parti.

Le Comité Central a entendu, discuté  et adopté deux rapports, l’un sur  la situation politique internationale, régionale et nationale présenté par le camarade Samby Sy, secrétaire du Comité Central, l’autre présenté par le camarade Thiè Ndiaye, membre du bureau politique, relatif à l’organisation du Parti et aux Termes de références élaborés en direction de la préparation du 6ème congrès du P.I.T Sénégal prévu en Novembre 2015. Le Comité Central a par ailleurs entendu un riche exposé du Président du Parti, le Camarade Amath Dansokho.

Le Comité Central a souligné l’importance des rapports présentés tout en les complétant  par des contributions  significatives  de ses membres.

Le Comité Central a insisté sur l’aggravation des contradictions du système capitaliste financier dans le contexte d’une mondialisation voyant apparaitre des formes originales de contestation de cet ordre comme cela est le cas en Grèce ou au Venezuela. Une  situation dans laquelle les forces impérialistes, les USA en tête, se servent de la guerre comme moyen de perpétuer leur domination. Mais aussi une situation qui est lourde de dangers pour la paix mondiale et source de tentatives de  déstabilisation des  pays et des Nations, freinant leur développement.

Le Comité Central a relevé que cette politique impérialiste  est faite, concomitamment,  de manipulations idéologiques  jusque dans la sphère religieuse, au Moyen Orient, mais aussi en Afrique - singulièrement au Nigéria, voire au Cameroun -avec  Boko Haram.  Elle se traduit également par un projet à peine voilé de partition du Mali avec le refus de signature de l’Accord d’Alger par des factions manifestement aux ordres. Le P.I.T dénonce particulièrement  ces tentatives de déstabilisation et de morcellement du Mali dont notre pays ne peut que pâtir.

 L’instrumentalisation de groupes à caractère fasciste comme en Ukraine participe des mêmes tentatives de contrôle des ressources des Etats et vise, par   une savante  manipulation de l’opinion, à contrecarrer toutes velléités d’instaurer un nouvel ordre mondial favorable à la paix, au développement et  à  l’épanouissement des peuples. Pour cette raison,  le Comité Central du PIT estime que le Sénégal  ne devrait  s’engager dans l’envoi  d’aucun contingent pour la résolution de conflits à caractère politique sans mandat clair des Nations unies et élimination de tout risque pour notre pays de jouer un quelconque  rôle de faire-valoir  d’intérêts étrangers à nos préoccupations de développement.

A cet égard du reste, le Comité Central fustige  les politiques qui continuent encore en Afrique à créer les conditions d’une émigration funeste et à faire de la mer Méditerranée un cimetière pour des milliers d’Africaines et d’Africains, désespérés des sorts  qu’ils endurent dans leurs propres pays.

Pour cette raison et bien d’autres, le Comité central en appelle à la poursuite de la lutte contre les forces de déstabilisation qui ont ruiné le pays pendant les 12 ans du régime d’Abdoulaye Wade, forces n’ayant toujours pas désarmé. Aussi le Comité Central  engage-t-il  le gouvernement à perpétuer sa politique de traque des biens mal acquis aux fins de  démasquer tous les prévaricateurs de la République, coupables de mauvaise gestion et de gabegie sur les ressources publiques du pays afin de mettre définitivement un frein à l’impunité dont le Sénégal a tant souffert.

Le Comité Central a souligné pour s’en féliciter les avancées significatives de la 2ème Alternance dans le domaine de la politique sociale (baisse de la fiscalité sur les salaires, prix administrés des produits de consommation courante, baisse des loyers).

Le Comité Central n’en relève  pas moins que les attentes sont loin d’être satisfaites au plan économique en raison des choix faits, des choix qui entrainent des taux de croissance en deçà de la moyenne de ceux de l’UEMOA. De même, convient-il de noter l’insuffisance des performances relativement aux objectifs du Plan Sénégal Emergent (PSE), et  celle des mesures prises en faveur de l’agriculture avec la baisse des productions de mil et d’arachide, mesures qui inhibent les effets de l’augmentation du prix d’achat de l’arachide.

 Le Comité Central déplore  la situation de crise de l’Ecole sénégalaise qui hypothèque, depuis plusieurs années,  les conditions optimales de transmission et d’évaluation des savoirs et des connaissances, et ceci  à tous les paliers du système éducatif. Or tous le savent : le Sénégal a,  aujourd’hui plus qu’hier,  besoin d’une Ecole performante. Aussi le gouvernement et les syndicats d’enseignant doivent-ils  créer les conditions d’une discussion et d’un dialogue féconds pour, à la fois, sauver l’année scolaire et  trouver des solutions durables. Le Sénégal ne peut se payer le luxe d’une année blanche !

 Le comité Central, en fidélité avec les raisons d’être du PIT, soutient la lutte des travailleurs pour la préservation de leur outil de travail. Il exprime  toute sa préoccupation concernant les secteurs en difficulté (à l’exemple de la SUNEOR et de Transrail) ou menacés  de turbulences comme c’est le cas de celui de la santé.  Autant de raisons de réfléchir plus à fond quant aux choix  stratégiques du pays, notamment quand ceux-là sont corrélés avec les perspectives sombres qui se dessinent, eu égard aux Accords de Partenariat Economique. Le tout sans que la difficile question de l’emploi des jeunes ait encore trouvé les réponses dont on soit sûr qu’elles sont les plus pertinentes possibles…

 Par ailleurs, le Comité Central considère que le Sénégal  ne gagne pas dans  les tergiversations quant à la réforme attendue des institutions ni dans l’empressement pour une plongée dans une compétition présidentielle avant date.

En tout état de cause et au regard de l’analyse de cette situation complexe qui impose beaucoup de lucidité, le Comité Central approuve et se félicite de la création de la Confédération pour la Démocratie et le Socialisme (CDS) qui actualise du reste  une des orientations du 5ème Congrès du PIT. Le Comité Central exhorte les militantes et les militants du Parti à faire de la réalisation de cette volonté d’unir la Gauche un objectif stratégique qui permette d’orienter les luttes vers la transformation qualitative du pays.

Au total et pour le Comité Central, l’organisation du 6ème congrès du Parti placé sous le mot d’ordre : Le P.I.T, un parti pour la transformation sociale, vient à son heure dans le respect des statuts du Parti tout en s’inscrivant  dans la perspective de faire du P.I.T/ Sénégal un instrument de lutte efficace au service des travailleurs et des masses laborieuses.

En adoptant les Termes de référence du 6ème Congrès ainsi que les 3 grandes commissions (Comité National Préparatoire, Commission politique et Commission d’organisation) de même que leur structuration, le Comité Central engage les militantes et les militants à travailler à la réussite de cet évènement  majeur dans l’histoire politique de notre pays, pour ensemble bâtir un parti moderne, captatif pour toutes les générations, un parti d’Initiatives et de Luttes, un Parti révolutionnaire et d’avant-garde.

Dakar le 26 avril 2015

Le Comité Central

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Publié le 8 Avril 2015

Jean Christophe Ruffin vient donc de s’impliquer,  sans gêne ni élégance,  dans les Affaires intérieures du Sénégal.

Monsieur Ruffin vient d’administrer, à la face du monde,  l’arrogance  de la France néocoloniale (que beaucoup croyaient disparue !) envers les dirigeants des  pays francophones d’Afrique.

Une  attitude désinvolte qui traduit bien  le dépit qui mine tous ces hommes d’un autre temps, enragés de devoir faire face au refus des Autorités sénégalaises actuelles de perpétuer la tradition, peu glorieuse,  d’être l’un des «  bras armés » de la France  en Afrique.

Ce dépit se manifeste sans fard dans les propos suivants : « le Sénégal a complètement disparu des écrans radars français. Dans cette nouvelle configuration régionale centrée sur la dimension sécuritaire, Dakar ne s’est pas rendu indispensable ».

Monsieur l’Ambassadeur se rend compte, à son corps défendant, qu’avec Macky Sall,  actuel Chef de l’Etat sénégalais,   une époque est bien révolue. Celle permettant à  la France de  faire, sans coup férir, envoyer  nos troupes   chasser un Président de la République en fonction , comme ce fut le cas avec le Président de la République de Côte d’Ivoire Laurent  Bagbo ou  encore,  envoyer son Chef d’Etat en personne, escorté par des  avions bombardiers,  intimer l’ordre à un de ses homologues africains de quitter le pouvoir,   comme cela a été, de sinistre mémoire, le cas avec le Président Kadhafi de Libye, assassiné lors de une agression par  l’OTAN, avec à sa tête la France.

Les néocolonialistes  français regretteraient- ils  que leur Chef d’Etat ait accepté la participation du Sénégal dans la géopolitique des  Etats Unis en Afrique de l’Ouest, pour le contrôle du Golfe de Guinée,  ce qui a valu au Sénégal  de présider  le «  Comité Inter Régional pour la Sûreté et la Sécurité du Golfe de Guinée », sous le sillage d’AFRICOM ?

Est- ce pour cela  que Monsieur Ruffin  constate, avec amertume, que « dans cette nouvelle configuration régionale centrée sur la dimension sécuritaire, « Dakar ne s’est pas rendu indispensable » ?!

De même, les tenants du néocolonialisme Français-dont Monsieur Ruffin vient de se faire le porte parole- ne semblent pouvoir digérer que soit aussi révolu le temps où les entreprises Françaises raflaient  tous les grands marchés publics et, mieux ou pire, que de nos jours, elles se  fassent littéralement bousculer par une rude concurrence dans le marché national sénégalais !

A telle enseigne que les grands projets d’infrastructures routières du PSE, en voie d’exécution, se réalisent avec les Chinois et les grands projets d’habitat social avec les Marocains.

De même, une cimenterie  nigériane, installée au Sénégal, bouscule celle française qui régentait  le marché sénégalais et celui de la sous région ;  comme  d’autres entrepreneurs français le sont aussi par des entrepreneurs nationaux dans les marchés  du  sucre  et de la tomate industrielle qu’ils  dominaient naguère sans partage.

Même des entreprises publiques que le prédécesseur du Président Macky Sall avait bradées  à la France, à l’instar de SUNEOR et de Transrail, sont en voie d’être reprises pour stopper l’hémorragie qu’elles subissent  par un pillage systématique dans leur gestion.

C’est en fait pour tout cela que Monsieur Ruffin assène sans ciller que «  Dakar est dans une zone de turbulences » en essayant de justifier cette situation par des menaces terroristes à  partir de l’est du Sénégal et de la Casamance !

Ce chantage à la déstabilisation ne devrait pas passer. Il doit être dénoncé par tous ceux qui, au Sénégal, en Afrique, en France et dans le monde, veulent que les grandes puissances occidentales cessent d’instrumentaliser des groupes terroristes pour semer la mort et la désolation dans les pays où leurs intérêts géostratégiques et /ou de leurs entreprises sont menacés.

Et ceci notamment à un moment où la Casamance évolue tranquillement vers la paix, avec la coopération de nos voisins, notamment la Guinée Bissau qui vient de surmonter sa longue guerre fratricide.

Grâce à une meilleure gestion diplomatique de nos relations avec nos voisins, aucune menace de déstabilisation du Sénégal en Casamance, à partir d’une    prétendue « guerre en Guinée », n’existe. A moins qu’elle ne figure dans les plans machiavéliques des  néocolonialistes Français, dont Monsieur Ruffin s’est révélé être objectivement le sinistre porte parole !

Monsieur Ruffin qui a eu l’outrecuidance d’essayer d’instrumentaliser la «  traque des biens mal acquis »-dont il ne peut pourtant  pas méconnaître le soutien populaire dont elle bénéficie au Sénégal,- quand il compare ce soutien  à  celui  du peuple Français  dans la traque contre les Nazis et leurs collaborateurs pour les crimes qu’ils ont commis en France !

Droit dans ses bottes,  il assène : « depuis cinq ans au Sénégal, le discours général est : Karim Wade rendra ce qu’il nous a volé, comme si cela allait résoudre tous les problèmes du pays ! Or, il n’est jamais bon de s’installer dans une logique de réparations ».

 Monsieur Ruffin montre ainsi qu’il  en veut au peuple Sénégalais  qui depuis «  cinq ans », c’est-à-dire depuis 2010, n’a cessé de travailler au départ de ceux qui étaient aux commandes et que lui-même n’avait pas épargnés de ses critiques, même si aujourd’hui il en fait des alliés pour déstabiliser le Sénégal.

Les patriotes, républicains et démocrates, au pays et dans la diaspora, ne peuvent et ne doivent ni se laisser abuser ni se laisser faire.

Aussi, et quels que soient les griefs portés sur tel ou tel aspect de la politique des Autorités actuelles, est-il  un devoir patriotique et citoyen de se rassembler autour du Président  Macky Sall pour  faire face à ce projet machiavélique de déstabilisation de notre pays.

En ce qui le concerne, et  face à des menaces  aussi explicites, le PIT en appelle à un sursaut national pour défendre la souveraineté de notre peuple et la République démocratique du Sénégal.

                                                          Le Secrétariat du Comité Central

Dakar, le 07 avril 2015

 

 

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Publié le 27 Mars 2015

COMMUNIQUE DE PRESSE DU SECRETARIAT DU COMITE CENTRAL DU PIT-SENEGAL

Le Secrétariat du Comité Central du PIT/Sénégal, au cours de sa séance du 26 mars 2015, a procédé à un échange de fond sur l’affaire Karim Wade, avec son épilogue du 23 mars.

Prenant acte du verdict prononcé, le Secrétariat du C.C du PIT se félicite qu’en dépit des menaces proférées, de la stratégie d’évitement instaurée, du constant effort de discréditation de la justice sénégalaise, allié à un art consommé de transformation des loups en brebis, pour les présenter, non plus en prédateurs, mais en victimes innocentes, le Secrétariat se félicite donc que- malgré tout- le droit ait été dit et que les juges n’aient pas failli à leurs missions de derniers remparts de la République.

Bien évidemment, il n’y a pas à se réjouir que des compatriotes- fussent-ils des adversaires politiques- soient maintenus dans les liens de la détention, même pour un seul jour !

Mais,  au vu des enjeux et pour que plus personne parmi les citoyens sénégalais ne se pense au-dessus de tout et de tous, de la loi et des règles qui organisent le commun vouloir de vie commune, il y a à être heureux que la bataille annoncée (et entamée !) dans la rue ait été perdue après celle aussi perdue devant le juge avec son épisode de désertion du prétoire.

Le Secrétariat du Comité Central invite en conséquence les sénégalais à demeurer debout et toujours exigeants par rapport à la gestion des ressources de la Cité. A cet égard, et comme annoncé par le gouvernement, l’exigence de reddition des comptes doit se poursuivre aux fins de mise en lumière de toutes les « affaires » et de prises des décisions idoines, sans cruauté inutile mais aussi sans faiblesse coupable.

Mieux, le Sénégal doit conforter cette avancée majeure non pas seulement par la pleine assumation de leurs missions par la Cour des comptes et l’OFNAC, mais aussi par le renforcement de l’indépendance de la justice et de son pouvoir souverain de dire le droit, en toutes circonstances.

Au total, le Secrétariat du Comité Central est convaincu que la flamme allumée par les Assises nationales, celle ayant irradié le Sénégal  le 23 juin 2011, celle- là ayant continué de briller le 23 mars 2015, que cette flamme doit demeurer vivante et forte pour que le Sénégal brille de mille feux et occupe une place de choix dans le concert des nations.

                                                      Dakar, le 26 mars 2015

                                            Le Secrétariat du Comité Central

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Publié le 21 Mars 2015

A la veille du 23 mars  prochain, jour de verdict et de vérité pour Karim Wade et compagnie, nul ne peut plus douter de la volonté, longtemps et constamment  exprimée par l’ancien Président de la République Abdoulaye Wade, de s’opposer, par diverses formes de manœuvres et de manifestations, à toute condamnation de son fils par la justice de notre pays. Karim Wade serait-il au dessus des lois de la République ou bien un sénégalais entièrement à part ?

Sans même attendre  le verdict, l’ancien Président Wade, qui a déjà fini de trahir l’espoir de l’alternance du 19 Mars 2000, a mis en branle une stratégie de déstabilisation et de sabotage dans le pays et en direction du Tribunal, pour empêcher les juges de délibérer en toute sérénité dans leurs locaux. Ce défi contre la République, l’Etat de Droit et le principe du respect de la justice égale pour tous, doit être condamné sans équivoque, dès  maintenant,  et neutralisé par tous les moyens légaux  dont dispose-la République démocratique du Sénégal.

Dans ce cadre, la CDS invite le peuple sénégalais, l’ensemble des citoyens, citoyennes et forces vives de notre pays, à démasquer et à déjouer le piège infernal concocté par Abdoulaye Wade et ses affidés. Aucun prétexte ne doit lui être fourni pour susciter une  « guerre civile » entre  «  partisans du pouvoir » et «  opposition », en organisant des «  contre manifestations ». C’est une pareille confrontation dont il rêve pour justifier l’intervention des forces de l’ordre, dans le but de renverser le pouvoir légitime en place, pour mettre en place un «  gouvernement provisoire » chargé de baliser le terrain à l’intronisation de son fils.

La seule attitude qui sied dans pareille situation, c’est l’expression massive du soutien des républicains et démocrates de notre pays  à la  Cour de Répression de l’Enrichissement Illicite (CREI) pour la manifestation de la vérité et la fin de l’impunité. Dans ce cadre, il appartient au gouvernement et aux forces de sécurité de faire prévaloir l’Etat de Droit ainsi que le respect des Institutions républicaines, et de garantir le maintien de la paix civile dans la vigilance dictée par le «  principe de précaution ».  La CDS, pour sa part, ne ménagera aucun effort pour participer à l’élan de mobilisation populaire et citoyenne, au niveau national et au sein de la Diaspora, afin de mettre en échec le projet machiavélique  de retour de Wade au pouvoir par la rue à travers un coup de force, au nom de ses propres privilèges et des seuls intérêts de son fils et de son clan.

 

Fait à Dakar le 20 Mars 2015

La Conférence Nationale des Leaders

CONFEDERATION POUR LA DEMOCRATIE

ET LE SOCIALISME (CDS)

 

 

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Publié le 19 Mars 2015

Un peuple : celui sénégalais, pétri de valeurs, capable d’abnégation, donnant régulièrement et à la face du monde, de légitimes raisons d’être fier de lui.

Un but : avancer pas à pas en direction de cet objectif dont la pleine réalisation vaut tous les sacrifices.

Une foi : celle en la possibilité d’asseoir au Sénégal une république, donnant les mêmes chances à tous les fils du pays, ne privilégiant que le mérite et la compétence, préservant les droits et  la dignité de chacun et de tous.

Ainsi en a-t-il été, entre autres, le 23 juin2011 où, dans un élan irrésistible, ce peuple a imposé sa volonté, assumé sa souveraineté, dit non à tout projet attentatoire à son droit de décider par lui-même, du choix de ses dirigeants.

Ainsi en sera-t-il et très certainement le 23 mars 2015. Et ceci, quel que soit le verdict de la Cour de Répression de l’Enrichissement Illicite!

Le même peuple qui a su résister à l’opprobre et à l’oppression, celui-là qui a su dire magnifiquement non à la  volonté de vassalisation du Sénégal, non à sa transformation en « chose pour certains », ce peuple doit et va trouver les ressorts pour se défendre.

Simplement parce que les Sénégalais veulent mettre fin, définitivement, au règne de l’impunité. Ils veulent que la culture de reddition des comptes s’impose à chacun d’entre eux qui serait dépositaire d’une parcelle de pouvoir, l’amenant à  manipuler des biens publics.

Ils comprennent que ce n’est qu’à ce prix que le legs transmis par des générations de femmes et d’hommes, dont l’engagement et les sacrifices- souvent méconnus du reste- ont fait de cette terre africaine  le pays qu’elle est devenue, ce n’est donc qu’à ce prix que ce legs sera préservé, mieux conforté.

Pour cette raison le PIT/SENEGAL appelle le peuple du 23 juin 2011, les travailleurs et leurs organisations, les jeunes et les femmes du pays, bref tous les patriotes pour qui l’intérêt national n’est pas un vain mot, à se tenir debout et à garder le cap des mutations décidées par l’écrasante majorité des sénégalais, afin que vive la République .

Le contexte de tensions et de dangers artificiellement provoqué pour faire pression sur la justice ne doit donc ni effrayer, ni faire reculer.

En ce qui le concerne, le PIT n’acceptera jamais que le Sénégal soit pris en otage par des fossoyeurs de la paix civile aux objectifs aussi clairement déclinés : créer des troubles, s’en servir comme préalables à l’instauration d’une situation insurrectionnelle en vue d’une reprise du pouvoir par des forces rétrogrades.

Au total, l’esprit du 23 juin 2011commande à tous les sénégalais épris de justice, de paix et de progrès, de se mobiliser pour sauver la Nation en danger.

                                                Dakar, le 18 mars 2015-03-18

                                                Le Secrétariat du Comité Central

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Publié le 13 Mars 2015

Impérialistes américains, ne touchez pas au Venezuela !

Ce que les services secrets US manigançaient dans la clandestinité au Venezuela pour orchestrer une vaste subversion visant à renverser le Gouvernement légitime de la Révolution Bolivarienne, dirigé par le Président Maduro, est aujourd’hui érigé, par Obama, en politique officielle du Gouvernent étasunien. En effet, il ne peut plus y avoir de doute, quand Obama décrète publiquement, le 9 mars 2015, « l'urgence nationale aux États-Unis » face à la « menace inhabituelle et extraordinaire pour la sécurité nationale et notre politique extérieure qu'est le Venezuela » ! Tout le monde se souvient que pareille « urgence nationale aux Etats Unis » était décrétée par Bush face à un supposé « risque de détention d’armes nucléaires » de l’Irak sous Saddam Hussein qui serait une « menace pour la Sécurité nationale », afin de déclencher une guerre illégale et illégitime contre ce pays.

Le prétexte mensonger de cette grave agression contre un pays membre de l’ONU et actuellement membre non permanent de son Conseil de Sécurité, n’a été découvert qu’après que l’Irak fut détruit, et le moyen orient plongé dans l’instabilité. Cette fois-ci non plus, aucune preuve tangible contre la sécurité des Etats Unis n’a été avancée par Obama. Mais, c’est certain, l’exemple de souveraineté nationale et de solidarité latino- américaine qu’incarne le Venezuela, est perçu par Washington comme un obstacle au rétablissement de son hégémonie sur les pays et les peuples de l’Amérique Latine. En effet, ayant constaté que plus de 50 ans de menées subversives contre Cuba, et plus d’une décennie contre le Venezuela, n’ont pas suffi pour pouvoir renverser les pouvoirs anti- impérialistes de ces pays, Obama expérimente au Venezuela ce qu’il réserve demain à Cuba.

Les Etats Unis veulent user du « radicalisme » d’une opposition légale à sa solde, pour créer les conditions internes d’une « insurrection », pour justifier une intervention militaire, sous prétexte de défendre les libertés démocratiques et de sauver le peuple de prétendus « massacres » !

Les Etats Unis, la France et la Grande Bretagne en ont usé pour détruire la Lybie et assassiné Kadhafi, et continue d’en user aujourd’hui pour détruire la Syrie, sans encore parvenir à faire tomber le pouvoir de Bachar Al Assad

Ainsi, en déclarant le Venezuela « menace inhabituelle et extraordinaire pour la sécurité nationale et notre politique extérieure», Obama, comme Bush, est pris en flagrant délit de manipulation de l’opinion publique étasunienne et du monde entier, pour justifier une nouvelle guerre impérialiste à ses portes, avec l’objectif évident de déstabiliser les régimes progressistes de l’Amérique Latine.

La Confédération pour la Démocratie et le Socialisme (CDS) estime que dans ces conditions, dénoncer cette nouvelle menace contre le Venezuela et se mobiliser pour la stopper net, est un devoir international pour toutes les forces éprises de paix et de sécurité, et soucieuses du respect de la souveraineté des peuples dans le monde. La Confédération pour la Démocratie et le Socialisme (CDS) appelle toutes les forces patriotiques du Sénégal à se rassembler et à se mobiliser autour de la défense du peuple du Venezuela et de son Gouvernement légitime, dirigé par le Président Maduro.

L’agression contre le Venezuela est un crime contre l’Humanité, il nous faut résolument l’empêcher !

Dakar le 13 Mars 2015

La Conférence Nationale des Leaders

 

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Rédigé par LE BLOG DU PIT-SENEGAL

Publié dans #POLITIQUE NATIONALE

Publié le 9 Mars 2015

 

La Confédération pour la Démocratie et le Socialisme (CDS) que  des Forces de Gauche au Sénégal viennent de mettre sur pied le 22 Février 2015, exprime, en cette  journée internationale des Femmes, le 8 Mars,  toute sa fierté de compter dans ses rangs  des femmes et des jeunes filles dont l’engament  patriotique pour la République, la Démocratie, la justice sociale et le Socialisme, est unanimement reconnu par leurs sœurs,  et hautement apprécié par tous leurs  compatriotes.

 

Elles ont su, dans la pure tradition  de lutte des  Femmes de Nder, qui n’ont pas hésité à se sacrifier le 5 Mars 1820 au nom de la liberté,  ainsi que de la Reine de Cabrousse, Aline Sittoye Diatta, illustre figure de la résistance anticoloniale au Sénégal, porter haut la contribution des Femmes  sénégalaises dans le mouvement de libération politique, économique, sociale et culturelle du peuple, et  dans sa quête pour le recouvrement de sa souveraineté pleine et entière.

 

C’est l’occasion aussi,  pour la CDS,  de présenter ses vives condoléances à la famille éplorée  d’Aline Sittoye Diatta et à tous nos compatriotes de Casamance, pour la perte cruelle intervenue récemment,  suite au décès de notre sœur, la fille unique d’Aline.

Qu’elle repose en paix et que la terre de Casamance lui soit légère !

 

La CDS en profite aussi pour saluer hautement l’engagement indéfectible et l’apport des Femmes de Casamance,  celles du « Bois sacré » notamment,  pour le rétablissement de la paix en Casamance, ayant abouti aujourd’hui à un «  cessez le feu tacite », qui augure de lendemains meilleurs  pour les négociations en cours. La contribution des Femmes de Gauche, pas seulement dans les partis politiques, mais aussi  au sein du mouvement syndical des travailleurs, des organisations de la société civile, dont le Conseil Sénégalais des Femmes(COSEF), et l’Association Sénégalaise des Femmes Juristes (ASFJ), entre autres, a grandement contribué  à l’obtention de conquêtes historiques tant au plan social qu’au plan politique : on peut citer, sans être exhaustif,   la pénalisation de la répudiation,  des violences  et autres mutilations faites aux femmes, l’accès égal des filles à l’éducation, notamment dans le préscolaire, l’élémentaire et le moyen-secondaire,  tout en faisant face avec détermination aux défis de leur maintien à l’Ecole et aux dangers liés aux grossesses précoces,  la parité dans les fonctions électives, le libre choix de l’appartenance politique et syndicale, la liberté de vote,  l’égalité fiscale et judiciaire…

 

L’exigence portée aujourd’hui par les femmes pour  la pénalisation du « refus de paternité », devrait être soutenue par des mesures d’accompagnent, notamment par la gratuité du test ADN. Toutes ces conquêtes sociales et politiques n’ont  pas nui  à leurs devoirs d’épouse et de mère, et à leur fonction  de protection  de l’enfant qui est  illustrée par leurs engagements dans  le suivi scolaire et sanitaire des enfants, et  dans la lutte contre la « maltraitance » dont ils sont l’objet, notamment  la pédophilie,  la   mendicité et le phénomène  des  « enfants de la rue ».

 

Les pensées de la CDS vont également  vers ces femmes africaines, victimes des exactions du terrorisme sous couvert d’ « Islam radical » et/ou de guerres  civiles, payant ainsi, avec leurs enfants, un très  lourd tribut  à la politique  de division de nos Etats,  pour mieux soumettre nos peuples  et nos ressources naturelles à  l’exploitation  et à la spoliation  par les grandes  puissances impérialistes, notamment les USA et la France. 

 

Dans tous ces combats, la CDS exprime à ses militantes et à toutes les femmes du Sénégal, de la Diaspora, d’Afrique et du monde,  toute sa solidarité et son engagement sans faille à leurs côtés.

 

                      Vive le 8 Mars, Journée internationale des Femmes !

                       Vive le combat des Femmes sénégalaises !

 

 

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Rédigé par LE BLOG DU PIT-SENEGAL

Publié dans #POLITIQUE NATIONALE

Publié le 1 Mars 2015

L’Ecole- publique s’entend-,  et l’armée nationale  constituent  les deux mamelles de la République.

Assertion fondamentale,  si souvent  reprise,  qu’il devient légitime de se demander pourquoi encore la répéter, c’est-à-dire ressasser un propos sur lequel tous, ou presque, s’accordent !

Du point de vue du Secrétariat du Parti de l’Indépendance et du Travail, s’il est besoin de revenir sur une telle considération, c’est  compte tenu des turbulences que vivent l’Ecole et l’Université sénégalaises. Des turbulences pouvant évoluer en bourrasques faisant perdre au pays des ressources et un temps que tous savent de plus en plus précieux.

De sorte qu’il est devenu urgent de reprendre les questions par le bon bout, d’agir en patriotes pour faire triompher, par-dessus  tout, les intérêts de la Nation sénégalaise.

A cet égard, comment ne pas être en phase avec les organisations  syndicales  d’enseignants pour ce qui est de la revendication du respect des  accords dûment signés par le Gouvernement avec eux ? Comment, par exemple, ne pas admettre que la lenteur dans la parution des actes administratifs- qui régulent la carrière des enseignants- affecte ceux-ci dans leur vie professionnelle et mérite, en conséquence, une solution de fond pour que les droits de chaque enseignant soient préservés ? Sachant que des dizaines de milliers d’enseignants sont concernés et que le personnel commis à cette tâche titanesque de production des actes administratifs est,  non seulement écrasé de travail mais aussi confiné dans des locaux exigus, il devient aisé de deviner quelle piste explorer  pour, dans ce domaine, espérer  trouver une solution satisfaisante.

Cependant,  et pour rester dans le même secteur, que dire de la revendication de l’alignement de l’indemnité de logement sur celles octroyées à d’autres corps dont le niveau académique serait similaire ? Les indemnités accordées  aux travailleurs doivent –elles être liées à la spécificité du travail exercé ou plutôt au profil académique ? Selon l’une ou l’autre option, qu’en serait-il de l’incidence,  sur les finances publiques,   du choix qui serait fait ?

Dans ce domaine, il ne s’agit pas d’autre chose que de conjuguer l’équité dans la répartition des ressources nationales avec la rationalité faisant que «  même si les yeux ne supportent pas  la charge, ils savent ce dont est capable  la tête ! »

L’Université sénégalaise, pour prendre un autre exemple, n’impose-t-elle pas une mue radicale pour se sortir de la crise dans laquelle elle est,  depuis si longtemps, engoncée ?

Les mesures arrêtées, à l’occasion de la Concertation Nationale sur l’Avenir de l’Enseignement Supérieur,  n’indiquent –elles pas la voie pour que des ruptures salvatrices soient apportées dans un mode de fonctionnement faisant que les années académiques s’enchevêtrent les unes aux autres, au point que l’Université  « «fonctionne » à feu continu ?  

Du reste, les  Assises de l’Education et la Concertation sur l’Avenir de l’Enseignement supérieur  ont-elles accouché des solutions consensuelles escomptées en rapport avec les problèmes de fond  de l’Ecole et de l’Université ? Le PIT  avait, en ce qui le concerne, attiré l’attention sur la faute de méthode consistant à tenir des concertations séparées sur ces deux sous secteurs de l’Education nationale…

Toujours est-il que la nécessité de renouer avec  un véritable dialogue national sur l’Education s’impose en tant  qu’issue pacifique à la crise qui secoue l’Ecole et l’Université.

 Le débat sur les « indemnités de logement » et la variété des points de vue sur la «  loi cadre »  incitent à  la reprise  de cette concertation nationale, afin d’éviter de  rajouter du temps perdu à l’énorme  retard déjà accusé, en rendant chaque jour les problèmes de calendrier scolaire et  universitaire davantage difficiles à résoudre.

Enfin, et sans être exhaustif, le recours systématique et intempestif à l’arme de la grève, arme brandie par une myriade d’organisations dont aucune ne veut sembler moins déterminée que l’autre, atteste, du moins en l’état, de l’insuffisante efficacité du système de dialogue social que l’Etat vient d’ériger en  «  Haut Conseil pour le Dialogue Social ». 

 Au constat,  l’ abus du recours à la grève risque d’isoler les enseignants des autres sphères de la population, au point de les  fragiliser et  de minorer  leurs chances de faire aboutir leurs revendications, même les plus légitimes ;  tandis que l’inefficacité du système de dialogue social fait peser de sérieuses menaces  sur la paix sociale dont la sauvegarde est pourtant sa raison  d’être.

Aussi est-il impératif de faire  de l’éducation et de la formation une urgence nationale qui ne concernerait pas seulement les enseignants d’un côté et  le Gouvernement de l’autre. Au vu de leur importance, de telles questions interpellent  toute la Nation et méritent que le Peuple sénégalais les prenne en charge pour qu’enfin l’Ecole et l’Université renouent avec une stabilité minimale sans laquelle elles ne peuvent assumer l’irremplaçable vocation qui est la leur.

Renouer le dialogue,  allier l’esprit de justice avec la rationalité,  le sens de l’intérêt national  avec la défense intelligente des intérêts de corporation, telle  devrait être la feuille de route d’une véritable Concertation nationale sur l’Education et la Formation.

 C’est aussi à cela qu’appelle  le PIT/Sénégal.

                                                                                                               Dakar, le 28 février 2015.

Le Secrétariat du Comité Central du P.I.T-Sénégal

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Rédigé par LE BLOG DU PIT-SENEGAL

Publié dans #P.I.T-Sénégal

Publié le 22 Février 2015

PLAIDOYER EN FAVEUR EN FAVEUR DE LA CREI

PATRIOTES DU SENEGAL, PROLETAIRES DU SENEGAL, UNISSONS-NOUS POUR DEFENDRE LA CREI !

Il n’y a pas de Démocratie majeure sans bonne gouvernance et il n’y a pas de bonne gouvernance sans obligation de rendre compte, il n y a pas de bonne gouvernance sans mécanismes de contrôle  interne et externe (in situ,  post et ante). Avant de créer la CREI le Président Diouf à l’époque avait fait un plaidoyer pour le rapatriement des sommes planquées dans des comptes bancaires à l’Etranger, puis il a mis la CREI en place, personne ne s’en est ému, au contraire certains patriotes avaient applaudi. Le président Macky Sall en l’activant au lendemain de la deuxième alternance, ne savait mieux faire pour son pays, prenant un taureau par les cornes. Ainsi le Sénégal sans complexe montre au reste du monde que non seulement on doit avoir notre destin en main mais plus est qu’étant un pays  petit, pauvre par  la superficie, est grand et digne par la qualité des hommes qui y vivent, la liberté de pensée, la luminosité des idées sur la marche du Monde  et l’ingéniosité  dans  la gestion des grands défis et enjeux d’un monde sans repère, d’une économie mondialisée, globalisée, débridée et caractérisée par la corruption, la mal gouvernance, le camouflage subtil des mouvements de capitaux et leur blanchiment sous une immunité garantie par des paradis fiscaux.

  Que de résolutions, de Déclarations internationales, de programmes mondiaux ont été élaborés pour faire face à ces fléaux mais en vain par ce qu’en face on brandit  des arguties autour, de principes procéduriers qui doivent respecter de soit disant « libertés ou Droits Humains », professions de foi auxquelles ne croient que les suppôts patentés de ceux-là qui ont inventé ces produits cosmétiques et qui refusent délibérément de se les faire appliquer.

Oui la CREI est  bien une exception Sénégalaise il fallait  qu’elle en soit ainsi et il faut s’en féliciter. Si elle n’existait pas il fallait bien dans le contexte du Sénégal de Abdoulaye Wade, la créer, et pour l’avoir réactivée, même s’il est  prématuré de  rendre hommage à Macky Sall, ne sachant pas encore jusqu’où il peut  aller. Au  demeurant, tous les patriotes, particulièrement ceux nés après les Indépendances dont l’ère, au parfum de rupture, se fait sentir dans tous les secteurs (Justice surtout), ceux-là, attachés à un Sénégal vertueux, terre de foi, à l’image de ce que nos vénérés guides religieux Elhadji Malick SY ,Cheikh Ahmadou Bamba et les autres ont prêché, doivent l’encourager et se mobiliser pour que la prévarication, la permissivité, les passe-droits, l’impunité qui avaient atteint leur paroxysme pendant la décennie passée, cessent pour devenir un vieux souvenir dans notre pays. C’est là une condition sine qua non de la paix des esprits et des cœurs mais une mission à risques qui appelle un devoir de sacrifices pour tous les patriotes.

 IL me semble alors important de s’arrêter sur les soliloques faits par les détracteurs  de la CREI  et souligner  l‘inconsistance de leurs arguments:

Premier argument :

 

Dans la traque des biens mal acquis, pourquoi la CREI et non les juridictions ordinaires ?

La spécificité du délit supposé, les modalités d’interventions et de saisine de ces juridictions ordinaires, les limites des compétences des organes auxiliaires ou d’appoint qui alimentent leur matière (IGE, CC, IAF, IGEF, Cabinets d’Audits etc…) ou le circuit alambiqué que pourraient prendre les rapports  de ces organes, qui pourraient éventuellement leur être envoyés, attestent des limites de ces juridictions à vouloir connaître et traiter d’une question beaucoup plus large et aussi complexe que celle de biens mal acquis, une richesse cumulée pendant des années à partir de faisceaux internes, externes nationaux, internationaux. Combien de rapports d’audits, de l’IGF, de la Cour des Comptes, etc…sont restés sans suite ou traités à la tête du client ? Il y a là un besoin de spécificité, d’exclusivité et de spécialisation de cette Cour. Il s’y ajoute que le fléau a survécu à l’existence de toutes ces juridictions et qu’en la matière, dans la pratique, ces institutions ordinaires n’ont pas réussi à endiguer le sarcophage de notre économie qui avait pris des proportions inquiétantes sous le régime de Wade. Comme on peut le voir depuis la mise sur pied de cette cour, les détournements de fonds publics ne font  plus la une des journaux. La CREI  est donc un instrument dissuasif à préserver, au service de l’intérêt général. 

En outre il faut le souligner, la matière traitée par la CREI qui est l’enrichissement illicite, englobe et dépasse, le temps et la question de la gestion d’une structure, le temps d’une fonction, le statut d’un homme et enjambe la prescription. Ceci explique sa pertinence et son efficacité face aux subtiles stratégies de détournements et de blanchiments d’argent, c’est le meilleur poste de reddition de compte et la voie la plus sécurisée pour le peuple de pouvoir recouvrer ses biens à tout moment, ce que les Juridictions ordinaires n’ont pas pu jusque- là et ne peuvent pas lui assurer du fait de la prescription et des avatars de la politique politicienne. IL est aussi important de noter que seule la CREI offre au citoyen lambda par le truchement de son Procureur  la possibilité d’ avoir voix au chapitre sur la manière dont les gestionnaires de l’Etat ont géré la chose publique par la possibilité de dénonciation directe. En l’espèce il ne peut pas y avoir de dérapages dans la mesure où avant toute inculpation, des investigations sont faites et la latitude de justification est accordée au présumé.

 

Deuxième argument :

 

La « CREIressuscitée comme instrument de règlement politique parce que les autres régimes l’avaient enterrée »

En rappelant la théorie de Darwin sur l’origine des espèces il faut reconnaître que si  la CREI s’est ressuscitée c’est parce qu’elle a trouvé un milieu fertilisant et hautement favorable au cours de la gestion calamiteuse  et informelle des Affaires du pays par le régime sortant et ceci dans tous les domaines : le foncier et l’immobilier (Zone de captage, Aéroport, la foire, l’emprise du stade, MBane, Fanaye etc…), le refus de rendre compte sur l’ANOCI, la nébuleuse du plan TAKKAL, l’indice Ségura, un ministre avec un jet privé, l’absence de visibilité et de traçabilité de l’ impact de la coopération bilatérale sur l’économie, la banalisation des institutions, les cascades de détournements, l’exhibition ostentatoire de miraculés riches, l’insolence et la permissivité comme règles de conduite, une fracture sociale à rainures multiples, des infrastructures  surévaluées. Non toutes les conditions étaient réunies pour mettre en place un tribunal populaire. Non la CREI a même trop tiré de nos valeurs sénégalaises dans ses procédures   

 Non arrêtons la farce, non seulement la CREI a déjà fait époque mais elle tire sa légitimité actuelle d’une volonté populaire. C’est Le peuple qui a imposé le changement en Mars 2012 et dans la même veine, demandé la reddition des comptes pour tous. C’est la source naturelle de la légitimité populaire d’un tribunal d’exception comme la CREI. Comme le dit l’adage, à situation exceptionnelle comme celle créée par le régime précédent, il faut des mesures exceptionnelles qui ne doivent laisser personne en rade. En cela la CREI est venue à temps opportun même s’il faut améliorer son fonctionnement à partir des leçons apprises, mais elle doit rester et servir de cas d’école pour les donneurs de leçons de bonne gouvernance.

Troisième argument :

 

Le renversement de la preuve de la charge ?

ICI il faut souligner qu’au départ de l’instruction il n’ y a pas encore de charge mais un constat fait par une partie du peuple ou par sa représentation, l’Etat ou son procureur  sur un paradoxe, une incohérence ou une incompatibilité entre les revenus supposés d’un individu et son standing de vie trop manifeste qui peut susciter des rumeurs, des soupçons, des interrogations légitimes. Alors, l’Etat  garant de l’ordre public et dépositaire de tous moyens nécessaires pour la sauvegarde de cet ordre public et la sécurité  des biens et des personnes, n’est-il pas en droit de s’enquérir de la fiabilité de  l’indice? L’individu est donc interpelé pour s’expliquer et aucune autre personne ne peut le faire à sa place. Par ailleurs dans un tel scénario il est évident qu’au préalable et à l’insu du mis en cause, tout organisme respectueux et respecté fait d’abord des investigations, des recoupements d’informations pour fonder ses présomptions sur la personne visée.  La personne qui n’arrive pas à justifier les biens qui lui sont attribués, ouvre ainsi un contentieux qui doit se vider devant la Cour. Alors en ce moment il est du ressort exclusif de la Cour de définir les modalités de règlement du contentieux  conformément à la loi. Celle-ci permet à chaque partie prenante du contentieux, d’organiser sa défense en fournissant des preuves à charge et à décharge au juge, jusqu’à la conviction de ce dernier et la parution de la vérité, ce qui est respectée au demeurant. Quoi de plus normal, de plus équitable qu’une telle procédure ?

EN vérité dans le déroulement d’un procès, il n’y a aucune différence entre la CREI et les autres juridictions  de Droit Commun. Le scénario est très simple : Quelqu’un entre chez vous à une heure tardive ou en sort avec une allure douteuse, vous criez au voleur ! Il détale, vous le prenez au bout d’une course poursuite et vous l’amenez à la police, il est mis en garde à vue et doit s’expliquer (même s’il n’a rien pris) avant d’être relaxé ou déféré. Mieux s’il n’avait pas détalé et vous avait fourni des explications convaincantes, il n’encourrait aucun risque. Restons donc serein, et laissons la justice faire son travail et que chacun réponde de ses propres actes.

Non la CREI  est une Cour trop sérieuse car elle traite de propriété privée et il est inimaginable qu’elle puisse fonder un jugement à la légère, sans apporter la preuve de la culpabilité. C’est dire donc que les droits du justiciable devant cette  cour, restent intacts s’il est « clean ». Au demeurant pour le moment on ne peut et ne doit croire à aucune partie avant le verdict du Juge, c’est pourquoi, tous ceux qui sont épris de paix et de justice  doivent œuvrer à ce que la Cour puisse faire son travail correctement la sérénité, le calme pour que la vérité puisse éclater.  Autrement, fonder une stratégie de défense sur un exercice de discréditation de l’institution et sur une bataille exclusive de principes inappropriés en l’espèce, cache mal une volonté de vouloir noyer le poisson et d’empêcher la manifestation de la Vérité. La responsabilité de l’Etat de garantir la sécurité des citoyens mais aussi des institutions et des hommes qui les incarnent est engagée.

Quatrième argument :

  La légitimité et la légalité de la CREI ?

D’éminents juristes ont confirmé sa survivance légale ; présentement elle répond à un besoin largement exprimé par la majorité des Sénégalais tout le long de la bataille pour le changement et sans préjugé sur le candidat sur qui allait porter le choix pour le changement. La CREI et la lutte contre l’enrichissement illicite, ne sont plus l’affaire d’un homme, d’un régime, mais celui d’un peuple, longtemps dépouillé et meurtri. Au nom de la souveraineté du peuple, peut-on  reprocher à celui-ci de se doter, quand les circonstances l’exigent, d’institutions spécialisées pour gérer une situation donnée ?

Au regard de ce qui précède et de l’état déliquescent des mœurs politiques dans notre pays, où l’intérêt personnel, celui de la Famille, du clan politique, prime sur l’intérêt général, il me semble important de maintenir et de renforcer la CREI comme instrument de veille, d’alerte, de dissuasion, mais surtout d’équilibre et de contrôle de la majorité productrice de richesses (paysans, pasteurs, pêcheurs, Artisans, Entrepreneurs) sur la minorité qui gouverne et gère.

Dans ce cadre une réflexion prospective et constructive est nécessaire autour des questions de l’ancrage institutionnel de la CREI, de l’échelle et de la nature des peines qui ne doivent pas à mon avis se résumer seulement à des peines de prison. IL me semble  également important de renforcer la composition de la Cour avec des experts en banques et Finances.

Prolétaires et Patriotes, unissons nous pour défendre la CREI contre les fossoyeurs attitrés et potentiels de notre économie. Il y va de la survie de notre nation.

  W. C. Ndiaye  Enseignant à la Retraite,

Syndicaliste du peuple, wandiaye@gmail.com

   

 

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