Publié le 27 Mars 2015

COMMUNIQUE DE PRESSE DU SECRETARIAT DU COMITE CENTRAL DU PIT-SENEGAL

Le Secrétariat du Comité Central du PIT/Sénégal, au cours de sa séance du 26 mars 2015, a procédé à un échange de fond sur l’affaire Karim Wade, avec son épilogue du 23 mars.

Prenant acte du verdict prononcé, le Secrétariat du C.C du PIT se félicite qu’en dépit des menaces proférées, de la stratégie d’évitement instaurée, du constant effort de discréditation de la justice sénégalaise, allié à un art consommé de transformation des loups en brebis, pour les présenter, non plus en prédateurs, mais en victimes innocentes, le Secrétariat se félicite donc que- malgré tout- le droit ait été dit et que les juges n’aient pas failli à leurs missions de derniers remparts de la République.

Bien évidemment, il n’y a pas à se réjouir que des compatriotes- fussent-ils des adversaires politiques- soient maintenus dans les liens de la détention, même pour un seul jour !

Mais,  au vu des enjeux et pour que plus personne parmi les citoyens sénégalais ne se pense au-dessus de tout et de tous, de la loi et des règles qui organisent le commun vouloir de vie commune, il y a à être heureux que la bataille annoncée (et entamée !) dans la rue ait été perdue après celle aussi perdue devant le juge avec son épisode de désertion du prétoire.

Le Secrétariat du Comité Central invite en conséquence les sénégalais à demeurer debout et toujours exigeants par rapport à la gestion des ressources de la Cité. A cet égard, et comme annoncé par le gouvernement, l’exigence de reddition des comptes doit se poursuivre aux fins de mise en lumière de toutes les « affaires » et de prises des décisions idoines, sans cruauté inutile mais aussi sans faiblesse coupable.

Mieux, le Sénégal doit conforter cette avancée majeure non pas seulement par la pleine assumation de leurs missions par la Cour des comptes et l’OFNAC, mais aussi par le renforcement de l’indépendance de la justice et de son pouvoir souverain de dire le droit, en toutes circonstances.

Au total, le Secrétariat du Comité Central est convaincu que la flamme allumée par les Assises nationales, celle ayant irradié le Sénégal  le 23 juin 2011, celle- là ayant continué de briller le 23 mars 2015, que cette flamme doit demeurer vivante et forte pour que le Sénégal brille de mille feux et occupe une place de choix dans le concert des nations.

                                                      Dakar, le 26 mars 2015

                                            Le Secrétariat du Comité Central

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Publié le 21 Mars 2015

A la veille du 23 mars  prochain, jour de verdict et de vérité pour Karim Wade et compagnie, nul ne peut plus douter de la volonté, longtemps et constamment  exprimée par l’ancien Président de la République Abdoulaye Wade, de s’opposer, par diverses formes de manœuvres et de manifestations, à toute condamnation de son fils par la justice de notre pays. Karim Wade serait-il au dessus des lois de la République ou bien un sénégalais entièrement à part ?

Sans même attendre  le verdict, l’ancien Président Wade, qui a déjà fini de trahir l’espoir de l’alternance du 19 Mars 2000, a mis en branle une stratégie de déstabilisation et de sabotage dans le pays et en direction du Tribunal, pour empêcher les juges de délibérer en toute sérénité dans leurs locaux. Ce défi contre la République, l’Etat de Droit et le principe du respect de la justice égale pour tous, doit être condamné sans équivoque, dès  maintenant,  et neutralisé par tous les moyens légaux  dont dispose-la République démocratique du Sénégal.

Dans ce cadre, la CDS invite le peuple sénégalais, l’ensemble des citoyens, citoyennes et forces vives de notre pays, à démasquer et à déjouer le piège infernal concocté par Abdoulaye Wade et ses affidés. Aucun prétexte ne doit lui être fourni pour susciter une  « guerre civile » entre  «  partisans du pouvoir » et «  opposition », en organisant des «  contre manifestations ». C’est une pareille confrontation dont il rêve pour justifier l’intervention des forces de l’ordre, dans le but de renverser le pouvoir légitime en place, pour mettre en place un «  gouvernement provisoire » chargé de baliser le terrain à l’intronisation de son fils.

La seule attitude qui sied dans pareille situation, c’est l’expression massive du soutien des républicains et démocrates de notre pays  à la  Cour de Répression de l’Enrichissement Illicite (CREI) pour la manifestation de la vérité et la fin de l’impunité. Dans ce cadre, il appartient au gouvernement et aux forces de sécurité de faire prévaloir l’Etat de Droit ainsi que le respect des Institutions républicaines, et de garantir le maintien de la paix civile dans la vigilance dictée par le «  principe de précaution ».  La CDS, pour sa part, ne ménagera aucun effort pour participer à l’élan de mobilisation populaire et citoyenne, au niveau national et au sein de la Diaspora, afin de mettre en échec le projet machiavélique  de retour de Wade au pouvoir par la rue à travers un coup de force, au nom de ses propres privilèges et des seuls intérêts de son fils et de son clan.

 

Fait à Dakar le 20 Mars 2015

La Conférence Nationale des Leaders

CONFEDERATION POUR LA DEMOCRATIE

ET LE SOCIALISME (CDS)

 

 

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Publié le 19 Mars 2015

Un peuple : celui sénégalais, pétri de valeurs, capable d’abnégation, donnant régulièrement et à la face du monde, de légitimes raisons d’être fier de lui.

Un but : avancer pas à pas en direction de cet objectif dont la pleine réalisation vaut tous les sacrifices.

Une foi : celle en la possibilité d’asseoir au Sénégal une république, donnant les mêmes chances à tous les fils du pays, ne privilégiant que le mérite et la compétence, préservant les droits et  la dignité de chacun et de tous.

Ainsi en a-t-il été, entre autres, le 23 juin2011 où, dans un élan irrésistible, ce peuple a imposé sa volonté, assumé sa souveraineté, dit non à tout projet attentatoire à son droit de décider par lui-même, du choix de ses dirigeants.

Ainsi en sera-t-il et très certainement le 23 mars 2015. Et ceci, quel que soit le verdict de la Cour de Répression de l’Enrichissement Illicite!

Le même peuple qui a su résister à l’opprobre et à l’oppression, celui-là qui a su dire magnifiquement non à la  volonté de vassalisation du Sénégal, non à sa transformation en « chose pour certains », ce peuple doit et va trouver les ressorts pour se défendre.

Simplement parce que les Sénégalais veulent mettre fin, définitivement, au règne de l’impunité. Ils veulent que la culture de reddition des comptes s’impose à chacun d’entre eux qui serait dépositaire d’une parcelle de pouvoir, l’amenant à  manipuler des biens publics.

Ils comprennent que ce n’est qu’à ce prix que le legs transmis par des générations de femmes et d’hommes, dont l’engagement et les sacrifices- souvent méconnus du reste- ont fait de cette terre africaine  le pays qu’elle est devenue, ce n’est donc qu’à ce prix que ce legs sera préservé, mieux conforté.

Pour cette raison le PIT/SENEGAL appelle le peuple du 23 juin 2011, les travailleurs et leurs organisations, les jeunes et les femmes du pays, bref tous les patriotes pour qui l’intérêt national n’est pas un vain mot, à se tenir debout et à garder le cap des mutations décidées par l’écrasante majorité des sénégalais, afin que vive la République .

Le contexte de tensions et de dangers artificiellement provoqué pour faire pression sur la justice ne doit donc ni effrayer, ni faire reculer.

En ce qui le concerne, le PIT n’acceptera jamais que le Sénégal soit pris en otage par des fossoyeurs de la paix civile aux objectifs aussi clairement déclinés : créer des troubles, s’en servir comme préalables à l’instauration d’une situation insurrectionnelle en vue d’une reprise du pouvoir par des forces rétrogrades.

Au total, l’esprit du 23 juin 2011commande à tous les sénégalais épris de justice, de paix et de progrès, de se mobiliser pour sauver la Nation en danger.

                                                Dakar, le 18 mars 2015-03-18

                                                Le Secrétariat du Comité Central

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Publié le 13 Mars 2015

Impérialistes américains, ne touchez pas au Venezuela !

Ce que les services secrets US manigançaient dans la clandestinité au Venezuela pour orchestrer une vaste subversion visant à renverser le Gouvernement légitime de la Révolution Bolivarienne, dirigé par le Président Maduro, est aujourd’hui érigé, par Obama, en politique officielle du Gouvernent étasunien. En effet, il ne peut plus y avoir de doute, quand Obama décrète publiquement, le 9 mars 2015, « l'urgence nationale aux États-Unis » face à la « menace inhabituelle et extraordinaire pour la sécurité nationale et notre politique extérieure qu'est le Venezuela » ! Tout le monde se souvient que pareille « urgence nationale aux Etats Unis » était décrétée par Bush face à un supposé « risque de détention d’armes nucléaires » de l’Irak sous Saddam Hussein qui serait une « menace pour la Sécurité nationale », afin de déclencher une guerre illégale et illégitime contre ce pays.

Le prétexte mensonger de cette grave agression contre un pays membre de l’ONU et actuellement membre non permanent de son Conseil de Sécurité, n’a été découvert qu’après que l’Irak fut détruit, et le moyen orient plongé dans l’instabilité. Cette fois-ci non plus, aucune preuve tangible contre la sécurité des Etats Unis n’a été avancée par Obama. Mais, c’est certain, l’exemple de souveraineté nationale et de solidarité latino- américaine qu’incarne le Venezuela, est perçu par Washington comme un obstacle au rétablissement de son hégémonie sur les pays et les peuples de l’Amérique Latine. En effet, ayant constaté que plus de 50 ans de menées subversives contre Cuba, et plus d’une décennie contre le Venezuela, n’ont pas suffi pour pouvoir renverser les pouvoirs anti- impérialistes de ces pays, Obama expérimente au Venezuela ce qu’il réserve demain à Cuba.

Les Etats Unis veulent user du « radicalisme » d’une opposition légale à sa solde, pour créer les conditions internes d’une « insurrection », pour justifier une intervention militaire, sous prétexte de défendre les libertés démocratiques et de sauver le peuple de prétendus « massacres » !

Les Etats Unis, la France et la Grande Bretagne en ont usé pour détruire la Lybie et assassiné Kadhafi, et continue d’en user aujourd’hui pour détruire la Syrie, sans encore parvenir à faire tomber le pouvoir de Bachar Al Assad

Ainsi, en déclarant le Venezuela « menace inhabituelle et extraordinaire pour la sécurité nationale et notre politique extérieure», Obama, comme Bush, est pris en flagrant délit de manipulation de l’opinion publique étasunienne et du monde entier, pour justifier une nouvelle guerre impérialiste à ses portes, avec l’objectif évident de déstabiliser les régimes progressistes de l’Amérique Latine.

La Confédération pour la Démocratie et le Socialisme (CDS) estime que dans ces conditions, dénoncer cette nouvelle menace contre le Venezuela et se mobiliser pour la stopper net, est un devoir international pour toutes les forces éprises de paix et de sécurité, et soucieuses du respect de la souveraineté des peuples dans le monde. La Confédération pour la Démocratie et le Socialisme (CDS) appelle toutes les forces patriotiques du Sénégal à se rassembler et à se mobiliser autour de la défense du peuple du Venezuela et de son Gouvernement légitime, dirigé par le Président Maduro.

L’agression contre le Venezuela est un crime contre l’Humanité, il nous faut résolument l’empêcher !

Dakar le 13 Mars 2015

La Conférence Nationale des Leaders

 

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Publié le 9 Mars 2015

 

La Confédération pour la Démocratie et le Socialisme (CDS) que  des Forces de Gauche au Sénégal viennent de mettre sur pied le 22 Février 2015, exprime, en cette  journée internationale des Femmes, le 8 Mars,  toute sa fierté de compter dans ses rangs  des femmes et des jeunes filles dont l’engament  patriotique pour la République, la Démocratie, la justice sociale et le Socialisme, est unanimement reconnu par leurs sœurs,  et hautement apprécié par tous leurs  compatriotes.

 

Elles ont su, dans la pure tradition  de lutte des  Femmes de Nder, qui n’ont pas hésité à se sacrifier le 5 Mars 1820 au nom de la liberté,  ainsi que de la Reine de Cabrousse, Aline Sittoye Diatta, illustre figure de la résistance anticoloniale au Sénégal, porter haut la contribution des Femmes  sénégalaises dans le mouvement de libération politique, économique, sociale et culturelle du peuple, et  dans sa quête pour le recouvrement de sa souveraineté pleine et entière.

 

C’est l’occasion aussi,  pour la CDS,  de présenter ses vives condoléances à la famille éplorée  d’Aline Sittoye Diatta et à tous nos compatriotes de Casamance, pour la perte cruelle intervenue récemment,  suite au décès de notre sœur, la fille unique d’Aline.

Qu’elle repose en paix et que la terre de Casamance lui soit légère !

 

La CDS en profite aussi pour saluer hautement l’engagement indéfectible et l’apport des Femmes de Casamance,  celles du « Bois sacré » notamment,  pour le rétablissement de la paix en Casamance, ayant abouti aujourd’hui à un «  cessez le feu tacite », qui augure de lendemains meilleurs  pour les négociations en cours. La contribution des Femmes de Gauche, pas seulement dans les partis politiques, mais aussi  au sein du mouvement syndical des travailleurs, des organisations de la société civile, dont le Conseil Sénégalais des Femmes(COSEF), et l’Association Sénégalaise des Femmes Juristes (ASFJ), entre autres, a grandement contribué  à l’obtention de conquêtes historiques tant au plan social qu’au plan politique : on peut citer, sans être exhaustif,   la pénalisation de la répudiation,  des violences  et autres mutilations faites aux femmes, l’accès égal des filles à l’éducation, notamment dans le préscolaire, l’élémentaire et le moyen-secondaire,  tout en faisant face avec détermination aux défis de leur maintien à l’Ecole et aux dangers liés aux grossesses précoces,  la parité dans les fonctions électives, le libre choix de l’appartenance politique et syndicale, la liberté de vote,  l’égalité fiscale et judiciaire…

 

L’exigence portée aujourd’hui par les femmes pour  la pénalisation du « refus de paternité », devrait être soutenue par des mesures d’accompagnent, notamment par la gratuité du test ADN. Toutes ces conquêtes sociales et politiques n’ont  pas nui  à leurs devoirs d’épouse et de mère, et à leur fonction  de protection  de l’enfant qui est  illustrée par leurs engagements dans  le suivi scolaire et sanitaire des enfants, et  dans la lutte contre la « maltraitance » dont ils sont l’objet, notamment  la pédophilie,  la   mendicité et le phénomène  des  « enfants de la rue ».

 

Les pensées de la CDS vont également  vers ces femmes africaines, victimes des exactions du terrorisme sous couvert d’ « Islam radical » et/ou de guerres  civiles, payant ainsi, avec leurs enfants, un très  lourd tribut  à la politique  de division de nos Etats,  pour mieux soumettre nos peuples  et nos ressources naturelles à  l’exploitation  et à la spoliation  par les grandes  puissances impérialistes, notamment les USA et la France. 

 

Dans tous ces combats, la CDS exprime à ses militantes et à toutes les femmes du Sénégal, de la Diaspora, d’Afrique et du monde,  toute sa solidarité et son engagement sans faille à leurs côtés.

 

                      Vive le 8 Mars, Journée internationale des Femmes !

                       Vive le combat des Femmes sénégalaises !

 

 

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Publié le 1 Mars 2015

L’Ecole- publique s’entend-,  et l’armée nationale  constituent  les deux mamelles de la République.

Assertion fondamentale,  si souvent  reprise,  qu’il devient légitime de se demander pourquoi encore la répéter, c’est-à-dire ressasser un propos sur lequel tous, ou presque, s’accordent !

Du point de vue du Secrétariat du Parti de l’Indépendance et du Travail, s’il est besoin de revenir sur une telle considération, c’est  compte tenu des turbulences que vivent l’Ecole et l’Université sénégalaises. Des turbulences pouvant évoluer en bourrasques faisant perdre au pays des ressources et un temps que tous savent de plus en plus précieux.

De sorte qu’il est devenu urgent de reprendre les questions par le bon bout, d’agir en patriotes pour faire triompher, par-dessus  tout, les intérêts de la Nation sénégalaise.

A cet égard, comment ne pas être en phase avec les organisations  syndicales  d’enseignants pour ce qui est de la revendication du respect des  accords dûment signés par le Gouvernement avec eux ? Comment, par exemple, ne pas admettre que la lenteur dans la parution des actes administratifs- qui régulent la carrière des enseignants- affecte ceux-ci dans leur vie professionnelle et mérite, en conséquence, une solution de fond pour que les droits de chaque enseignant soient préservés ? Sachant que des dizaines de milliers d’enseignants sont concernés et que le personnel commis à cette tâche titanesque de production des actes administratifs est,  non seulement écrasé de travail mais aussi confiné dans des locaux exigus, il devient aisé de deviner quelle piste explorer  pour, dans ce domaine, espérer  trouver une solution satisfaisante.

Cependant,  et pour rester dans le même secteur, que dire de la revendication de l’alignement de l’indemnité de logement sur celles octroyées à d’autres corps dont le niveau académique serait similaire ? Les indemnités accordées  aux travailleurs doivent –elles être liées à la spécificité du travail exercé ou plutôt au profil académique ? Selon l’une ou l’autre option, qu’en serait-il de l’incidence,  sur les finances publiques,   du choix qui serait fait ?

Dans ce domaine, il ne s’agit pas d’autre chose que de conjuguer l’équité dans la répartition des ressources nationales avec la rationalité faisant que «  même si les yeux ne supportent pas  la charge, ils savent ce dont est capable  la tête ! »

L’Université sénégalaise, pour prendre un autre exemple, n’impose-t-elle pas une mue radicale pour se sortir de la crise dans laquelle elle est,  depuis si longtemps, engoncée ?

Les mesures arrêtées, à l’occasion de la Concertation Nationale sur l’Avenir de l’Enseignement Supérieur,  n’indiquent –elles pas la voie pour que des ruptures salvatrices soient apportées dans un mode de fonctionnement faisant que les années académiques s’enchevêtrent les unes aux autres, au point que l’Université  « «fonctionne » à feu continu ?  

Du reste, les  Assises de l’Education et la Concertation sur l’Avenir de l’Enseignement supérieur  ont-elles accouché des solutions consensuelles escomptées en rapport avec les problèmes de fond  de l’Ecole et de l’Université ? Le PIT  avait, en ce qui le concerne, attiré l’attention sur la faute de méthode consistant à tenir des concertations séparées sur ces deux sous secteurs de l’Education nationale…

Toujours est-il que la nécessité de renouer avec  un véritable dialogue national sur l’Education s’impose en tant  qu’issue pacifique à la crise qui secoue l’Ecole et l’Université.

 Le débat sur les « indemnités de logement » et la variété des points de vue sur la «  loi cadre »  incitent à  la reprise  de cette concertation nationale, afin d’éviter de  rajouter du temps perdu à l’énorme  retard déjà accusé, en rendant chaque jour les problèmes de calendrier scolaire et  universitaire davantage difficiles à résoudre.

Enfin, et sans être exhaustif, le recours systématique et intempestif à l’arme de la grève, arme brandie par une myriade d’organisations dont aucune ne veut sembler moins déterminée que l’autre, atteste, du moins en l’état, de l’insuffisante efficacité du système de dialogue social que l’Etat vient d’ériger en  «  Haut Conseil pour le Dialogue Social ». 

 Au constat,  l’ abus du recours à la grève risque d’isoler les enseignants des autres sphères de la population, au point de les  fragiliser et  de minorer  leurs chances de faire aboutir leurs revendications, même les plus légitimes ;  tandis que l’inefficacité du système de dialogue social fait peser de sérieuses menaces  sur la paix sociale dont la sauvegarde est pourtant sa raison  d’être.

Aussi est-il impératif de faire  de l’éducation et de la formation une urgence nationale qui ne concernerait pas seulement les enseignants d’un côté et  le Gouvernement de l’autre. Au vu de leur importance, de telles questions interpellent  toute la Nation et méritent que le Peuple sénégalais les prenne en charge pour qu’enfin l’Ecole et l’Université renouent avec une stabilité minimale sans laquelle elles ne peuvent assumer l’irremplaçable vocation qui est la leur.

Renouer le dialogue,  allier l’esprit de justice avec la rationalité,  le sens de l’intérêt national  avec la défense intelligente des intérêts de corporation, telle  devrait être la feuille de route d’une véritable Concertation nationale sur l’Education et la Formation.

 C’est aussi à cela qu’appelle  le PIT/Sénégal.

                                                                                                               Dakar, le 28 février 2015.

Le Secrétariat du Comité Central du P.I.T-Sénégal

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Publié le 22 Février 2015

PLAIDOYER EN FAVEUR EN FAVEUR DE LA CREI

PATRIOTES DU SENEGAL, PROLETAIRES DU SENEGAL, UNISSONS-NOUS POUR DEFENDRE LA CREI !

Il n’y a pas de Démocratie majeure sans bonne gouvernance et il n’y a pas de bonne gouvernance sans obligation de rendre compte, il n y a pas de bonne gouvernance sans mécanismes de contrôle  interne et externe (in situ,  post et ante). Avant de créer la CREI le Président Diouf à l’époque avait fait un plaidoyer pour le rapatriement des sommes planquées dans des comptes bancaires à l’Etranger, puis il a mis la CREI en place, personne ne s’en est ému, au contraire certains patriotes avaient applaudi. Le président Macky Sall en l’activant au lendemain de la deuxième alternance, ne savait mieux faire pour son pays, prenant un taureau par les cornes. Ainsi le Sénégal sans complexe montre au reste du monde que non seulement on doit avoir notre destin en main mais plus est qu’étant un pays  petit, pauvre par  la superficie, est grand et digne par la qualité des hommes qui y vivent, la liberté de pensée, la luminosité des idées sur la marche du Monde  et l’ingéniosité  dans  la gestion des grands défis et enjeux d’un monde sans repère, d’une économie mondialisée, globalisée, débridée et caractérisée par la corruption, la mal gouvernance, le camouflage subtil des mouvements de capitaux et leur blanchiment sous une immunité garantie par des paradis fiscaux.

  Que de résolutions, de Déclarations internationales, de programmes mondiaux ont été élaborés pour faire face à ces fléaux mais en vain par ce qu’en face on brandit  des arguties autour, de principes procéduriers qui doivent respecter de soit disant « libertés ou Droits Humains », professions de foi auxquelles ne croient que les suppôts patentés de ceux-là qui ont inventé ces produits cosmétiques et qui refusent délibérément de se les faire appliquer.

Oui la CREI est  bien une exception Sénégalaise il fallait  qu’elle en soit ainsi et il faut s’en féliciter. Si elle n’existait pas il fallait bien dans le contexte du Sénégal de Abdoulaye Wade, la créer, et pour l’avoir réactivée, même s’il est  prématuré de  rendre hommage à Macky Sall, ne sachant pas encore jusqu’où il peut  aller. Au  demeurant, tous les patriotes, particulièrement ceux nés après les Indépendances dont l’ère, au parfum de rupture, se fait sentir dans tous les secteurs (Justice surtout), ceux-là, attachés à un Sénégal vertueux, terre de foi, à l’image de ce que nos vénérés guides religieux Elhadji Malick SY ,Cheikh Ahmadou Bamba et les autres ont prêché, doivent l’encourager et se mobiliser pour que la prévarication, la permissivité, les passe-droits, l’impunité qui avaient atteint leur paroxysme pendant la décennie passée, cessent pour devenir un vieux souvenir dans notre pays. C’est là une condition sine qua non de la paix des esprits et des cœurs mais une mission à risques qui appelle un devoir de sacrifices pour tous les patriotes.

 IL me semble alors important de s’arrêter sur les soliloques faits par les détracteurs  de la CREI  et souligner  l‘inconsistance de leurs arguments:

Premier argument :

 

Dans la traque des biens mal acquis, pourquoi la CREI et non les juridictions ordinaires ?

La spécificité du délit supposé, les modalités d’interventions et de saisine de ces juridictions ordinaires, les limites des compétences des organes auxiliaires ou d’appoint qui alimentent leur matière (IGE, CC, IAF, IGEF, Cabinets d’Audits etc…) ou le circuit alambiqué que pourraient prendre les rapports  de ces organes, qui pourraient éventuellement leur être envoyés, attestent des limites de ces juridictions à vouloir connaître et traiter d’une question beaucoup plus large et aussi complexe que celle de biens mal acquis, une richesse cumulée pendant des années à partir de faisceaux internes, externes nationaux, internationaux. Combien de rapports d’audits, de l’IGF, de la Cour des Comptes, etc…sont restés sans suite ou traités à la tête du client ? Il y a là un besoin de spécificité, d’exclusivité et de spécialisation de cette Cour. Il s’y ajoute que le fléau a survécu à l’existence de toutes ces juridictions et qu’en la matière, dans la pratique, ces institutions ordinaires n’ont pas réussi à endiguer le sarcophage de notre économie qui avait pris des proportions inquiétantes sous le régime de Wade. Comme on peut le voir depuis la mise sur pied de cette cour, les détournements de fonds publics ne font  plus la une des journaux. La CREI  est donc un instrument dissuasif à préserver, au service de l’intérêt général. 

En outre il faut le souligner, la matière traitée par la CREI qui est l’enrichissement illicite, englobe et dépasse, le temps et la question de la gestion d’une structure, le temps d’une fonction, le statut d’un homme et enjambe la prescription. Ceci explique sa pertinence et son efficacité face aux subtiles stratégies de détournements et de blanchiments d’argent, c’est le meilleur poste de reddition de compte et la voie la plus sécurisée pour le peuple de pouvoir recouvrer ses biens à tout moment, ce que les Juridictions ordinaires n’ont pas pu jusque- là et ne peuvent pas lui assurer du fait de la prescription et des avatars de la politique politicienne. IL est aussi important de noter que seule la CREI offre au citoyen lambda par le truchement de son Procureur  la possibilité d’ avoir voix au chapitre sur la manière dont les gestionnaires de l’Etat ont géré la chose publique par la possibilité de dénonciation directe. En l’espèce il ne peut pas y avoir de dérapages dans la mesure où avant toute inculpation, des investigations sont faites et la latitude de justification est accordée au présumé.

 

Deuxième argument :

 

La « CREIressuscitée comme instrument de règlement politique parce que les autres régimes l’avaient enterrée »

En rappelant la théorie de Darwin sur l’origine des espèces il faut reconnaître que si  la CREI s’est ressuscitée c’est parce qu’elle a trouvé un milieu fertilisant et hautement favorable au cours de la gestion calamiteuse  et informelle des Affaires du pays par le régime sortant et ceci dans tous les domaines : le foncier et l’immobilier (Zone de captage, Aéroport, la foire, l’emprise du stade, MBane, Fanaye etc…), le refus de rendre compte sur l’ANOCI, la nébuleuse du plan TAKKAL, l’indice Ségura, un ministre avec un jet privé, l’absence de visibilité et de traçabilité de l’ impact de la coopération bilatérale sur l’économie, la banalisation des institutions, les cascades de détournements, l’exhibition ostentatoire de miraculés riches, l’insolence et la permissivité comme règles de conduite, une fracture sociale à rainures multiples, des infrastructures  surévaluées. Non toutes les conditions étaient réunies pour mettre en place un tribunal populaire. Non la CREI a même trop tiré de nos valeurs sénégalaises dans ses procédures   

 Non arrêtons la farce, non seulement la CREI a déjà fait époque mais elle tire sa légitimité actuelle d’une volonté populaire. C’est Le peuple qui a imposé le changement en Mars 2012 et dans la même veine, demandé la reddition des comptes pour tous. C’est la source naturelle de la légitimité populaire d’un tribunal d’exception comme la CREI. Comme le dit l’adage, à situation exceptionnelle comme celle créée par le régime précédent, il faut des mesures exceptionnelles qui ne doivent laisser personne en rade. En cela la CREI est venue à temps opportun même s’il faut améliorer son fonctionnement à partir des leçons apprises, mais elle doit rester et servir de cas d’école pour les donneurs de leçons de bonne gouvernance.

Troisième argument :

 

Le renversement de la preuve de la charge ?

ICI il faut souligner qu’au départ de l’instruction il n’ y a pas encore de charge mais un constat fait par une partie du peuple ou par sa représentation, l’Etat ou son procureur  sur un paradoxe, une incohérence ou une incompatibilité entre les revenus supposés d’un individu et son standing de vie trop manifeste qui peut susciter des rumeurs, des soupçons, des interrogations légitimes. Alors, l’Etat  garant de l’ordre public et dépositaire de tous moyens nécessaires pour la sauvegarde de cet ordre public et la sécurité  des biens et des personnes, n’est-il pas en droit de s’enquérir de la fiabilité de  l’indice? L’individu est donc interpelé pour s’expliquer et aucune autre personne ne peut le faire à sa place. Par ailleurs dans un tel scénario il est évident qu’au préalable et à l’insu du mis en cause, tout organisme respectueux et respecté fait d’abord des investigations, des recoupements d’informations pour fonder ses présomptions sur la personne visée.  La personne qui n’arrive pas à justifier les biens qui lui sont attribués, ouvre ainsi un contentieux qui doit se vider devant la Cour. Alors en ce moment il est du ressort exclusif de la Cour de définir les modalités de règlement du contentieux  conformément à la loi. Celle-ci permet à chaque partie prenante du contentieux, d’organiser sa défense en fournissant des preuves à charge et à décharge au juge, jusqu’à la conviction de ce dernier et la parution de la vérité, ce qui est respectée au demeurant. Quoi de plus normal, de plus équitable qu’une telle procédure ?

EN vérité dans le déroulement d’un procès, il n’y a aucune différence entre la CREI et les autres juridictions  de Droit Commun. Le scénario est très simple : Quelqu’un entre chez vous à une heure tardive ou en sort avec une allure douteuse, vous criez au voleur ! Il détale, vous le prenez au bout d’une course poursuite et vous l’amenez à la police, il est mis en garde à vue et doit s’expliquer (même s’il n’a rien pris) avant d’être relaxé ou déféré. Mieux s’il n’avait pas détalé et vous avait fourni des explications convaincantes, il n’encourrait aucun risque. Restons donc serein, et laissons la justice faire son travail et que chacun réponde de ses propres actes.

Non la CREI  est une Cour trop sérieuse car elle traite de propriété privée et il est inimaginable qu’elle puisse fonder un jugement à la légère, sans apporter la preuve de la culpabilité. C’est dire donc que les droits du justiciable devant cette  cour, restent intacts s’il est « clean ». Au demeurant pour le moment on ne peut et ne doit croire à aucune partie avant le verdict du Juge, c’est pourquoi, tous ceux qui sont épris de paix et de justice  doivent œuvrer à ce que la Cour puisse faire son travail correctement la sérénité, le calme pour que la vérité puisse éclater.  Autrement, fonder une stratégie de défense sur un exercice de discréditation de l’institution et sur une bataille exclusive de principes inappropriés en l’espèce, cache mal une volonté de vouloir noyer le poisson et d’empêcher la manifestation de la Vérité. La responsabilité de l’Etat de garantir la sécurité des citoyens mais aussi des institutions et des hommes qui les incarnent est engagée.

Quatrième argument :

  La légitimité et la légalité de la CREI ?

D’éminents juristes ont confirmé sa survivance légale ; présentement elle répond à un besoin largement exprimé par la majorité des Sénégalais tout le long de la bataille pour le changement et sans préjugé sur le candidat sur qui allait porter le choix pour le changement. La CREI et la lutte contre l’enrichissement illicite, ne sont plus l’affaire d’un homme, d’un régime, mais celui d’un peuple, longtemps dépouillé et meurtri. Au nom de la souveraineté du peuple, peut-on  reprocher à celui-ci de se doter, quand les circonstances l’exigent, d’institutions spécialisées pour gérer une situation donnée ?

Au regard de ce qui précède et de l’état déliquescent des mœurs politiques dans notre pays, où l’intérêt personnel, celui de la Famille, du clan politique, prime sur l’intérêt général, il me semble important de maintenir et de renforcer la CREI comme instrument de veille, d’alerte, de dissuasion, mais surtout d’équilibre et de contrôle de la majorité productrice de richesses (paysans, pasteurs, pêcheurs, Artisans, Entrepreneurs) sur la minorité qui gouverne et gère.

Dans ce cadre une réflexion prospective et constructive est nécessaire autour des questions de l’ancrage institutionnel de la CREI, de l’échelle et de la nature des peines qui ne doivent pas à mon avis se résumer seulement à des peines de prison. IL me semble  également important de renforcer la composition de la Cour avec des experts en banques et Finances.

Prolétaires et Patriotes, unissons nous pour défendre la CREI contre les fossoyeurs attitrés et potentiels de notre économie. Il y va de la survie de notre nation.

  W. C. Ndiaye  Enseignant à la Retraite,

Syndicaliste du peuple, wandiaye@gmail.com

   

 

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Publié le 22 Février 2015

Les travaux des Assises pour la Confédération des Forces de Gauche ont débuté, ce samedi 21 février 2015, à l’Ecole Nationale de Développement Sanitaire et Social, sise sur la route de Ouakam.

Les partis suivants sont les initiateurs de la rencontre :

  • Ligue démocratique (LD),
  • Parti de l’Indépendance et du Travail (PIT),
  • Rassemblement des Travailleurs africains-Sénégal/ Pencoo Rééw,
  • Yoonu Askan Wi / Mouvement pour l’autonomie populaire (YAW),
  • Observatoire Républicain pour la Démocratie et la Citoyenneté (ORDC),
  • Union pour la Démocratie et le Fédéralisme/Mbooloo mi (UDF/Mbooloo mi)
  • Rassemblement National Démocratique (RND)

Parmi les invités, on peut citer :

  • Le camarade Seydou Touré représentant le parti démocratique de Guinée (PDG) représenté
  • Le camarade Bénéwendé Stanislas Sankara  représentant le Front Progressiste Sankariste (FPS)
  • Mr Mansour Kama, représentant Mr Amadou Mahtar Mbow, président de la Plateforme des Assises Nationales
  • Pr Bouba DIOP, universitaire et personnalité de gauche
  • Mr Mansour Sy Djamil de Bës du niakk
  • Mr Jean Léopold Guèye, du mouvement Conscience pour le Nouvel Ordre
  • Mr El Hadj Ndiaye Diodio de Taaru Sénégal
  • Mr Ndongo Faye, personnalité de gauche, résidant aux USA
  • Mr Pierre Sané du Parti socialiste sénégalais
  • Un représentant d’AJ Authentique
  • Mr Malick Noël Sack, du parti Momsarew

Mr Pape Demba SY, coordonnateur des Forces de Gauche, durant la phase préparatoire jusqu’à la fin des présentes Assises, a présidé la séance d’ouverture.

Il a retracé le processus ayant mené à la tenue des assises de ce jour et qui s’étale sur près de quinze ans depuis la mise sur pied du pôle de gauche en 1999, qui a contribué de manière décisive à la réussite de la première alternance démocratique de mars 2000, avant de succomber face à la complexité de la gestion du pouvoir par le régime libéral.

Ensuite survint, en 2005, l’épisode du Mouvement des Assises de la Gauche, qui ne survivra pas aux divergences sur les attitudes à adopter face aux élections présidentielles de 2007.

Suite aux velléités de dévolution monarchique du pouvoir de Wade à son fils biologique et aux atermoiements de Benno Siggil Senegaal quant à la nécessité d’une candidature unique de l’oppostion face à Wade, le PIT-Sénégal, lors de son cinquième congrès tenu à Thiès, a adopté une résolution, en date du 23 Mai 2010, dans laquelle il a lancé un appel solennel à tous les Partis, Mouvements de la Société Civile, et Personnalités qui se réclament de la  gauche marxiste et nationaliste panafricaine, à se retrouver dans une Grande Confédération des Forces de Gauche. La nécessité de l’unité de la Gauche sénégalaise sera réaffirmée lors du premier congrès du Rassemblement des travailleurs africains/Sénégal (Rta/S) qui s’est tenu du 9 au 10 avril 2011, à Dakar. Une résolution du Congrès de Yoonu Askanwi indique que l’unité de la gauche est un impératif politique.

A la veille du Forum social mondial, qui s'est tenu du 6 au 11 février 2011 à Dakar, une rencontre sur l’unité de la Gauche s’est tenue à l’initiative du Parti de l’Indépendance et du Travail (P.I.T-Sénégal).

C’est en Juin 2012, que débutera le débat sur les termes de référence des Assises de la Gauche, qui seront définitivement adoptés le 14 mars 2014 en même temps que sera prise la décision ferme d’organiser les Assises pour la Confédération des Forces de Gauche, tenues ce 21 février 2015, après les pré-Assises des 17 et 31 janvier 2015.

Les Assises de ce jour, tout en étant l’aboutissement d’un long processus constituent aussi le point de départ d’une dynamique contre l’émiettement des forces de gauche et pour la mise sur pied de la Confédération des Forces de Gauche (CFG), avec la plateforme minimale suivante :

  • Adhésion à la plateforme des Assises Nationales du Sénégal
  • Bataille autour des conclusions des Assises Nationales du Sénégal
  • Application des conclusions de la C.N.R.I
  • Adoption par référendum du projet de Constitution proposé par la C.N.R.I

De notre envoyé spécial

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Publié le 21 Février 2015

 

Samedi 21 février 2015

Session officielle d’ouverture : 15 H – 18 H 

  • Introduction, par Pape Demba Sy, Président de séance : mot de bienvenue, lecture de l’agenda ; contexte et justification de la tenue des Assises de la Gauche au Sénégal (15 mn) ;
  • Déclaration solennelle du Secrétaire Général de la LD (5 mn),
  • Déclaration solennelle du Secrétaire Général du PIT 5 mn),
  • Déclaration solennel du Secrétaire Général du RTA/S (5 mn)
  • Déclaration solennelle du Secrétaire Général de Yoonu Askan Wi /MAP (5 mn),
  • Déclaration solennelle du Président de l’ORDC (5 mn),
  • Déclaration solennel du Représentant de l’UDF/Mbooloo mi (5 mn),
  • Déclaration solennelle du Secrétaire Général du RND (5 mn),
  • Témoignages : par quelques personnalités de gauche invitées : DIOMAYE FAYE EX MAG, CNP-CNG
  • INVITES : PCF, BUREAU ASSISES NATIONALES, PARTIS AFRICAINS PRESENTS : 5 mn chacun
  • LECTURE POEMES 10 mn
  • Partage des consignes de travail et clôture de la session (Président de Séance, 10 minutes).

Dimanche 22 février 2015

        Travaux d’ateliers : 09 H – 14 H 

  • Atelier N°1 (Orientation) ; Modérateur des débats : Madieye Mbodj ; Rapporteur Ibrahima Sène ;
  • Atelier N°2 (Prise en charge des Conclusions des Assises Nationales) ; Modérateur des débats Maguatte Thiam ; Rapporteur El Hadji Momar Sambe ;
  • Atelier N°3 (Structuration et Fonctionnement) ; Modérateur des débats : Pape Demba SY; Rapporteur Nicolas Ndiaye ;
  • Atelier N°4 (Mobilisation populaire et Stratégie d’intervention) ; Modérateur

Dialo Diop ;  Rapporteur Ousseynou Ndiaye.

        Pause-déjeuner : 14 H – 15 H

        Plénière de restitution (synthèse et recommandations) : 15 – 17 H

  • Modérateurs des débats : Mamadou Ndoye ;
  • Rapporteurs des travaux d’atelier : Ibrahima Sène, El Momar Sambe, Nicolas Ndiaye et Ousseynou Ndiaye.
  • Résolution finale
  • Discours de clôture de Pape Demba SY ;
  • Fin des Travaux prévue à 17 H.
  • Point de presse prévu à 17h30

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Publié le 2 Février 2015

Et si l’on prenait Mme Lagarde au mot ?
Selon Mme Lagarde, « le Sénégal a accompli des progrès considérables sur le plan de la stabilité macroéconomique. Néanmoins, les retards observés dans la mise en œuvre des réformes ont abouti à une croissance moyenne de 3–4 % par an, un taux inférieur à celui nécessaire pour encourager le secteur privé, créer des emplois et garantir la prospérité des générations futures ».
Donc, pour attirer le secteur privé, il est « nécessaire » d’avoir un taux de croissance plus élevé ! Le bas taux de croissance de notre Economie n’encourage pas le secteur privé ? Et pourtant, le FMI et la Banque mondiale ont fait croire durant 30 ans que c’est le secteur privé qui devrait relever le taux de croissance de notre Economie en nous imposant un ajustement structurel d’enfer! A quoi nous servirait alors un secteur privé qui ne serait là que pour profiter de notre croissance sans y avoir contribué ?
Ou bien Mme Lagarde s’en est mêlé les pinceaux, ou bien, c’est son intime conviction qu’elle a exprimée, sur le rôle du secteur privé dans notre Economie !
Cependant, elle ajoute : « Pour devenir un pays à revenu intermédiaire comme il y aspire, le Sénégal devra s’employer à dynamiser son économie, à offrir plus d’opportunités aux petites et moyennes entreprises et à attirer l’investissement étranger . .. Pour cela, il faut mettre fin à ces résultats décevants de l’économie sénégalaise au cours des 30 dernières années, avec une croissance moyenne d’environ 3,5 %. Le moment est venu pour le Sénégal d’accélérer sa croissance — d’atteindre les 7 ou 8 % envisagés dans le Plan Sénégal Émergent et enregistrés par les tigres asiatiques et les pays africains à croissance rapide ».
Donc, elle fait ici un constat d’échec sans précédent des 30 ans d’ajustement structurel, normés par les réformes prescrites à notre pays par le FMI et la Banque mondiale, sans qu’elle n’en tire, pour autant, les conséquences idoines.
En effet, elle reconduit les mêmes politiques publiques en soutenant « qu’il faut avant tout opérer une masse critique de réformes pour rompre résolument avec le passé et accélérer la croissance », mais ces réformes, comme par le passé, tournent autour des trois axes suivants :
« Premièrement, renforcer la gestion des finances publiques et combler le déficit des infrastructures. Les infrastructures publiques et les dépenses sociales nécessitent des budgets supplémentaires. Toutefois, il ne s’agit pas simplement d’accumuler davantage de dettes. Il faut plutôt créer cet espace budgétaire en augmentant les recettes et en rationalisant les dépenses. …. Il faut orchestrer une réorientation des dépenses en capital mal planifiées et des subventions à l’électricité non ciblées ».
Ce faisant, elle ne prend pas en compte le poids de la dette sur les ressources budgétaires internes du Sénégal qui en fait, dés cette année budgétaire 2015, le premier poste de Dépense publique, devant l’investissement et la masse salariale.

La dette est ainsi devenue un obstacle au financement interne des investissements pour combler le déficit en infrastructures et en capital humain.

Donc, l’annuler totalement ou la diminuer significativement, est devenu aujourd’hui plus que nécessaire, à cause de son augmentation mécanique suite à la manipulation du dollar à la hausse par les USA.

De même, les pertes de recette fiscales dues à la baisse des cours du baril, et aux conséquences de la mise en œuvre des APE, sont autant d’obstacles à toute politique d’augmentation des recettes budgétaires sans recourir à un endettement supplémentaire.

Ainsi, les conditions actuelles ne permettent pas au Sénégal de réaliser les performances budgétaires attendues, s’il ne lève pas ces obstacles, que Mme Lagarde a évité de mentionner, et qui font que toute augmentation de recettes, dans ces conditions, serait le produit d’un prélèvement fiscal plus lourd pour les contribuables et ou d’un alourdissement de notre endettement, et que toutes réductions des investissements et des subventions sous couvert « d’un meilleur ciblage », frapperont plus les couches moyennes et pauvres, et ne serviront en fait, dans tous les deux cas, qu’à payer la dette.

« Deuxièmement, améliorer le climat des affaires de manière à accélérer la transformation structurelle. … Il serait important d’élargir la portée des réformes réglementaires qui ont débuté afin d’attirer un investissement étranger indispensable ».

Cette deuxième recommandation, suite aux comparaisons avec les exemples de pays performants et émergents, montre à quel point est pertinent, l’adage qui dit que « comparaison n’est pas raison ».

En effet, comment attirer l’investisseur étranger de façon significative, quand la monnaie du pays est surévaluée et constitue un frein à la compétitivité prix des exportations ?

Les pays émergents que Mme Lagarde a cités, notamment en Afrique, se distinguent du Sénégal, par leur souveraineté monétaire qui leur permet de mettre en œuvre une politique de taux de change adapté, pour améliorer la compétitivité prix de leurs exportations, et un système bancaire et d’assurance sous leur souveraineté, destiné à financer les PME et l’Agriculture.

Par contre, pour le financement interne des PME et l’Agriculture, et leur accès à ce financement, le Sénégal ne dispose, à la marge du système bancaire, que de deux banques (BNDE et CNCAS), d’un Fonds de Garantie (FONGIP), et d’un Fonds Souverain (FONSIS) qui peine d’être alimenté !


En outre, c’est la garantie de l’arrimage du CFA à l’Euro qui lui vaut sa surévaluation, et qui oblige les pays de la Zone Franc, dont le Sénégal, à déposer, dans un Compte spécial de Trésor Français, 50% de leurs avoirs extérieurs.

Ce qui oblige nos pays de la Zone Franc, à recourir plus que leurs homologues de la CEDEAO, à l’endettement pour financer leurs investissements, et même, leur fonctionnement de l’Etat, en cas de crise majeure.

La propension au surendettement, par rapport aux autres pays de la CEDEAO, est donc une conséquence inhérente aux Accords monétaires, avec la France, qui ont fondé la Zone Franc.

C’est la raison pour laquelle, pour ces pays qui sont comparés au Sénégal par Mme Lagarde, et qui ont leur souveraineté monétaire et un système bancaire et d’assurance souverain, l’option pour les exportations, comme un des piliers de leur croissance pour l’émergence, prend tout son sens économique, puisqu’elle a favorisé le développement des PME/PMI de leur secteur privé national, tout en attirant l’investisseur étranger.

Cet obstacle structurel, dans les pays de la Zone Franc, s’est traduit par une moyenne de taux de croissance qui est inférieure de moitié à la moyenne des taux de croissance de la CEDEAO, réduisant d’autant nos capacités de réduire la pauvreté.

Même, cet obstacle réduit, dans les pays de la Zone Franc, l’efficacité attendue des réformes du « Doing Business », à sa plus simple expression, tout en viciant le climat social chez les travailleurs, victimes de la flexibilité et de la précarité du travail, et chez les agriculteurs, de l’accaparement des terres au profit de l’agrobusiness, que ces réformes induisent.

Ce climat social vicié guette le Sénégal, dans le cadre des réformes retenues dans le « Programme Sénégal Emergent » (PSE), que Mm Lagarde a chaleureusement saluées devant les Députés.

« Troisièmement, mieux partager les bienfaits de la croissance ».

Il est ainsi clair, que dans ces conditions précitées, parler d’un « objectif de croissance mieux partagée », est une vue de l’esprit, destinée à chloroformer les opinions publiques qui cherchent désespérément des bouées où s’accrocher, pour stopper leur descente vers la pauvreté et la déchéance humaine où les tirent inexorablement les réformes préconisées par Mme Lagarde.

Mme Lagarde, le Sénégal ne peut pas émerger, sans rompre avec sa subordination aux politiques libérales que vous prodiguez, et avec sa dépendance économique et monétaire vis-à-vis de la France.

Vos recommandations se sont avérées inefficaces 30 ans durant, du fait la confiscation de sa souveraineté monétaire par la France, et de la domination de ses intérêts économiques et stratégiques sur notre pays.

C’est d’avec cela qu’il faudrait rompre définitivement pour mettre le Sénégal dans la voie d’une émergence mieux partagée dans le cadre du parachèvement de l’unité économique et monétaire au sein de la CEDEAO.

Ibrahima SENE PIT/SENEGAL
Fait à Dakar le 31 Janvier 2015.

LES VIEILLES RECETTES INOPERANTES DE LAGARDE

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