APPEL AUX POPULATIONS DE LA BANLIEUE DAKAROISE SUR LES INONDATIONS!!!

  • CINQUIEME CONGRES DU PIT-SENEGAL


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Le Parti de l’Indépendance et du Travail (P.I .T Sénégal) a tenu une journée d’étude le dimanche 13 juin 2010 sur les inondations. Ont pris part à cette journée d’étude des responsables des coordinations départementales de Dakar, Pikine, Guédiawaye, Rufisque  des élu(e)s locaux ainsi que des chercheurs/universitaires.

A l’issue de cette journée, le P.I.T lance cet appel aux Sénégalaises et Sénégalais.

La gravité des problèmes d’inondations à Dakar et dans les autres localités du Sénégal est extrême.      

C’est précisément pourquoi il importe de leur trouver des solutions de fond, c'est-à-dire de mettre fin aux décisions désinvoltes, politiciennes et souvent aux fins de spéculations foncières dont Abdoulaye Wade est coutumier.

Nos localités sont, encore une fois, menacées de graves inondations dans les toutes prochaines semaines. Or le gouvernement ne prend aucune disposition adéquate pour y faire face !

Pourtant comme en 2005, il a été prévenu de l’imminence de cette catastrophe. En effet depuis déjà trois mois, les services météorologiques des USA, d’Europe, de l’Organisation des Pays du Sahel, et même du Sénégal en ont dûment averti.

Il se trouve que l’attitude irresponsable de Wade vis-à-vis de telles informations a été lourdement payée par les populations dès août / septembre 2005. Mais cette attitude lui avait aussi permis, pour « sauver » son régime, de porter gravement atteinte au respect du calendrier républicain en direction des législatives de 2006.

Faut-il le rappeler, le plan « Jaxaay »  a été financé pour 67 milliards dont les 7 ont été détournés du budget alloué aux élections  législatives de 2006. Sur les 3 000 logements programmés pour recaser ceux qui étaient sous l’eau, il n’en a  réalisé que moins de 2000, qui de surcroît, ont été distribués de façon clientéliste au détriment des véritables ayants droit.

Le coût estimé de la réalisation de ces logements n’a pas dépassé 20 milliards. Il s’y ajoute que les  bassins de « rétention »  vantés à tout venant ont coûté, 15 milliards, soit 35 milliards sur les 67 de prévus.

Voilà pourquoi, face aux appels pour un audit indépendant de la gestion des 67 milliards et du plan « Jaxaay », Wade est resté sourd, même quand l’aggravation et l’extension des inondations, au-delà des zones sinistrées de 2005, étaient devenues une évidence pour tous.

Rien d’étonnant, dès lors, que la zone de recasement des sinistrés du plan « Jaxaay » soit non seulement inondée à son tour, mais que même les parcelles assainies par l’OHLM  ait été au nombre de 13 sous l’eau !

Au total Wade est resté imperturbable face à la tragédie des inondations à Dakar, et ceci même lorsque les « bassins de rétention » sont devenus des « bassins de déversoir », contribuant à étendre les inondations dans les maisons épargnées par les eaux de pluie,  les transformant en « sites » de prolifération des mouches et moustiques, détériorant davantage la santé des citoyens.

L’extension des inondations au plan national, sans que le gouvernement ne se soucie de prendre des mesures efficaces et durables pour y remédier, a été particulièrement remarquée depuis 2008 dans certaines localités des régions de Tambacounda, de Ziguinchor, de Kolda, de Diourbel, tout comme dans les villes de Kaolack, Nioro, Kaffrine, Malem Hoddar, Joal, Touba, et chez les riverains du fleuve Sénégal, de Bakel à Saint-Louis en passant par Matam.

Il est donc impératif que devant les menaces d’inondation pour cette année encore, les populations de la banlieue de Dakar et des autres localités inondables se mobilisent et se rassemblent pour obliger Wade et son régime à prendre des mesures d’urgence pour faire face, et pour créer les conditions d’une vaste concertation à caractère national pour des solutions durables.

Il demeure évident que les solutions d’urgence, pour faire face à l’ampleur de ces menaces, exigent beaucoup d’argent.

 

C’est pour cela que le P.I.T estime que les 9 milliards prévus par le Pouvoir en 2010, représentent une insulte grave faite à notre peuple, d’autant qu’au même moment Wade vient de faire adopter par son Parlement une augmentation spectaculaire du train de vie déjà dispendieux de l’Etat, avec 12 milliards pour la Présidence et 8 milliards pour l’Assemblée Nationale, le Sénat et le Conseil Economique et Social, soit un total cumulé de 20 milliards !

Il est évident que là ou les 67 milliards de 2005 n’ont pu permettre de venir à bout des difficultés, ce ne peut être que du fait d’un mépris profond pour les populations concernées que l’on ose dégager 9 milliards et prétendre ainsi résoudre les mêmes problèmes !

Pourtant le Sénégal dispose de ressources propres pour trouver 92 milliards dans le cadre d’une nouvelle loi rectificative des finances, pour mettre en œuvre un programme d’urgence défini et mis en œuvre de façon  concertée avec les collectivités locales des zones concernées, et non plus exclusivement par l’Administration dans le cadre du plan ORSEC.

Ces 92 milliards peuvent provenir de :

la réallocation des 20 milliards d’augmentation du train de vie injustifié de l’Etat,

la restitution des 20 milliards de « commissions SUDATEL »,

la restitution des 26 milliards de dons pour la réfection, jamais effectuée du Méridien Président pour la tenue de la conférence de l’OCI,

la restitution des 26 milliards pour la construction de « villas présidentielles » pour la tenue de la même conférence.

Ces 92 milliards existent donc bel et bien et sont la propriété exclusive du Peuple Sénégalais.

Le P.I.T. en appelle aux populations de la Banlieue et des autres localités inondables, aux autorités de leurs collectivités locales, aux Partis politiques, aux Syndicats et autres organisations de la Société Civile, pour une mobilisation générale afin d’obliger Wade à dégager ces 92 milliards.

Des initiatives dans ce sens doivent être prises dans chaque collectivité locale pour asseoir, au niveau national, les bases organisationnelles d’une véritable solidarité nationale pour faire aboutir cette légitime revendication.

Une large implication des populations dans cette lutte est d’autant plus nécessaire qu’elles sont édifiées sur les solutions pressantes  à mettre en œuvre pour protéger leurs habitations, et qu’elles devront veiller à ce que ces ressources publiques, qui sont sacrées, soient utilisées exclusivement pour les besoins pour lesquels elles ont été mobilisées.

C’est ainsi seulement que des mesures expresses de transparence de leur gestion seront assurées.

Cette mobilisation devrait aussi continuer pour obliger Wade, au-delà des mesures d’urgence, à créer les conditions, dans le cadre d’une concertation nationale, aptes à impliquer l’expertise de nos Universités en la matière ainsi que celle d’autres spécialistes de la société civile, pour dégager avec les collectivités locales et les Partis d’opposition un programme à moyen et long terme de large consensus que son Parlement devrait matérialiser par une Loi de Programmation budgétaire et  apporter ainsi des solutions appropriées et durables aux problèmes d’inondation dans notre pays.

Populations sénégalaises, de la Banlieue notamment, rejetons les mirages Wade, de son fils et la de la prétendue « Génération du Concret » qui continue, toute honte bue, à s’accaparer des ressources publiques et à en user pour exploiter les difficultés du peuple, qu’ils considèrent comme un vulgaire bétail à acheter, afin d’obtenir son soutien à leur projet de succession monarchique devenu présentement évident aux yeux de tous.

Il faut mettre Wade et son régime devant le choix de satisfaire les revendications populaires pour financer ce programme d’urgence ou partir.

Dans cette lutte, le P.I.T. en appelle à ses élus locaux, à ses militants et cadres pour prendre, sans tarder, les initiatives idoines.

Encore une fois, Wade doit se soumettre aux préoccupations des populations qui vivent depuis 2005 les affres de son plan « Jaxaay » et les interventions du plan ORSEC. Autrement, le Peuple n’aura d’autres choix que de le démettre.

 

Dakar, le 15 Juin 2010.

 

Le Secrétariat du Comité Central.

Birane 16/06/2010 23:59


Bonjour camarades !
pour une mobilisation générale afin d´obliger wade á dégager ces 92 milliards, il me semble etre nécessaire, d´etudier les modalités de la mise sur pied d´un comité de management qui aura comme but
l´organisation de marches hebdomadaires.Un jour de la semaine, un point de départ et un itinéraire de la marche sont les caractéristiques de cette mobilisation. Je suis par ailleurs conscient que
le PIT-sénégal trouvera la forme de mobilisation la plus adéquate. Salutation rouge !


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