DEBAT SUR LA POLITIQUE DE COMMUNICATION DU PARTI (SUITE)

  • CINQUIEME CONGRES DU PIT-SENEGAL
  • VIE DU PARTI

 

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Idrissa : << Un parti peut avoir le meilleur programme politique, économique et social du pays, mais si son système de communication est défaillant au point que seule une poignée de ses militants sont au courant de ses positions, ce parti n'ira nulle part >

   J'ai repris ce passage du texte du camarade Issa pour tenter de recentrer le débat. Quand nous réfléchissons sur les problèmes de communication que nous avons, la tendance générale s'arrête sur la communication externe.

   Je pense que le nœud du problème se trouve sur la communication interne, un parti hétérogène a ce niveau ne peut rien faire en direction des populations.

   Cela m'amène à dire que les problèmes de communication  ne trouveront jamais de solution tant que le parti n'arrivera pas a solutionner ces problèmes d'organisation ; et ces problèmes d'organisation découlent en partie du manque de moyens.

   La question centrale a mon avis est donc celle des moyens, a ce niveau nous devons réfléchir et faire notre mea culpa : nous n'avons pas donne au parti les moyens de sa politique, a commencer par moi-même.

    Je ne dis pas que les camarades ne font d'effort sur ce plan, je sais que beaucoup de sacrifices sont consentis, mais la situation politique actuelle du pays et les exigences dont le parti fait face, doit amener tout un chacun  à réfléchir et faire plus s'il le peut. Qui d'autre le fera à notre place ?

 

Bamba : Je pense que nous avançons dans la bonne direction.  Je pense que  nous pourrions rapidement organiser (après consultation) un Atelier dans le cadre de la Coordination des Cadres sur le thème.

Issa pourrait préparer le document de base  et y rajouter des éléments sur le contrôle de qualité (des indicateurs qui permettent de contrôler notre progression dans le domaine de la communication et dans les autres domaines de la vie du Parti)

Les résultats attendus devraient au moins être les suivants entre autres:

- Un avant projet de stratégie et plan de communication en phase avec les travaux sur le nouveau programme du Parti qui est en cours de discussion

- Un projet de module de Formation en Communication (AGIT-PROP) pour les cadres du Parti

- Un inventaire des supports et moyens de communication que le Parti maitrise et ceux qu 'il doit chercher a maitriser

- la Question des langues nationales et de l'arabe dans ce processus: nos documents sont pour l'essentiel en français écrit par exemple. Ils pourraient être en audio, en vidéo (sur la radio, la télévision ou en podcast sur le web. les déclarations pourraient être lues en langues nationales et diffusées par ces mêmes moyens).

Il y a également un groupe de jeunes journalistes (Et d'autres spécialistes de la Communication) qui s'est engage a nous aider dans ce domaine. Ils (elles) travaillent des les structures locales et sont des observateurs qualifies du PIT.

 

El Hadj Guèye de Prague : un peu dans ce sens

“ Un parti peut avoir le meilleur programme politique, économique et social du pays, mais si son système de communication est défaillant au point que seule une poignée de ses militants sont au courant de ses positions, ce parti n'ira nulle part ”.

A voir tous ces messages et ces propositions  je me pose la question de savoir qu´elle était

la stratégie de communication du PIT depuis sa naissance jusqu´á nos jours.  Ma question n´est pas une blague, je me la pose á juste titre, pour savoir dans quelles langues communiquait d´une manière générale le PIT avec le peuple qu´il défend (dans toute sa diversité linguistique) ??  Qui dit communication „  de masse „  parle forcément  d´informations á faire comprendre, partager, discuter et á faire accepter ou refuser  par l´interlocuteur.  Personnellement  je pense que le PIT regroupe de grands penseurs, intellectuels dans tous les domaines mais que beaucoup de leurs savoir faire n´ est resté compréhensible que pour quelques poignées de gens plus ou moins á leur niveau de  „ lettrés“.  Le peuple est capable d´un haut niveau de compréhension, encore faudra-t-il aller vers le peuple et lui tenir un langage bien conçu qui s´annonce clairement.  Je ne doute pas de ce qui a été fait dans ce sens depuis fort longtemps, je pense simplement qu´il faut davantage être en relation physique avec les personnes  á qui on s´adresse. Ce rapprochement  crée des interactions sociales et affectives.  Quelque soit notre orientation politique, on a toujours une petite sympathie envers un homme politique que l ´on rencontre quelque part au marché, dans un magasin ou un bus, comme (Mr .tout le monde). Ceci est une caution psychologique qui rapproche plus l´homme de la rue de quelque dirigeant politique qu´il soit que de celui que l´on ne voit qu´á la télé, dans les journaux ou dans une voiture de quelques millions qui passe.

Tout mon soutien

 

Bamba : Parfaitement d'accord avec toi.

Pour les langues par exemple, des 1958, nos camarades a travers la FEANF ont contribue au Document IJJIB VALAF . Dans le choix des noms pour les Journaux (MOMSAREW, AMBAYERETA, Ci KANAM, BADOLOBI, CASAMANS JIITOO, VALO FOUTA etc. , il y avait un parti pris certain.

Ensuite les slogans: MOMSAREW, DEFARSAREW, BOKKSAREEW également. Même le Anaangoo est devenu MOMSAREEW. Tout petit, je demandais toujours à ma mère: Yaay, ana sama Momsareew bu weex bi? Sans même y voir une trace de la stratégie de communication du PAI.

Nous pouvons parler des efforts du Camarade Sembene Ousmane, de Saxiir Caam, de la Revue Kaddu (waxu Goor) dont le camarade Magat Caam était un des rédacteurs, d’Ande Soppi (qui faisait du wolofal) et dont il fut également un des responsables.

. Le wolofal (utilisation des caractères arabes dans les langues nationales) était déjà présent dans les MOMSAREEW de 1957.

Il y a encore des anciens qui sont la et qui ont participe a ses efforts initiaux et qui pourraient témoigner sur ces questions historiques.

Ce que je peux dire, c est que le PAI avait bien maitrise sa COM et avait fini par faire de l'indépendance la question centrale de la vie politique de l'AOF des sa creation en 1957.

Alors, retournons et parlons, dansons, et travaillons avec le peuple dans ses langues comme le dit  Hadj de Prague!!!!



mamadou 18/03/2010 23:06


Nous avons des possibilités disons plutôt, une chance QUI POUSSE LES LIMITES de la censure et devant laquelle, aucun régime n'aurait pu résister à la force de persuasion du PIT.

Les stratégies de propagandes tout en restant globalement dans la ligne du programme du parti pourraent aujourd'hui se retrouver dans chaque foyer ou se trouve un sénégalais.

Une présence audio et écrite qui traiteraient les préoccupations des sénégalais deux à trois fois dans la semaine avec, une certaine approche personnelle de chacun des initiateurs devraient
repousser ainsi et de façon évidente, les limites de notre (incropréhension)par les masses car, nous sommes et restons encore victime de diabolisation de notre engagement.

La question n'était pas que, notre stratégie de communication était inadaptée, elle était plutot le resultat de moyens de propagande du camp adverse et encore à cause de notre engagement qui
frisait l'émotionnel et l'esprit de sacrifice sans esprit de revalorisation des remontées .

Je dirai plutôt que, notre engagement semblait être décalé de nos réalités bien que, en tout temps nous avions su cerner dans sa quintessence les préoccupations du peuples.

Les circonstances de survie du parti aurait pour beaucoup favorisé, des méthodes sécurisées de diffusion de l'information meme à l'intérieur du parti.

Aujourd'hui, à mon humble avis, le meilleurs moyen de relancer le parti est de recoller, les morceaux et ré approcher, tous les anciens en leur donnant , une marge de réadaptation et re déployer
les principes de cellules et mailler le pays.

Le parti est et restera le fruit de souffrance et de sacrifice de tous.

Imaginons un instant de ramener les anciens camarades dans le contexte actuel ce que, nous pourrions faire.

Il faut un grand ensemble pour faire enfin face à nos ambitions de diriger le sénégal et cesser de mettre sur la rampe de la gouvernance, ttes les forces que, nous aurions choisi.

La ,je ne parle pas sous un angle émotionnel mais plutôt avec la certitude de la mesure de la capacité du parti reconstituée car, ce qui nous a uni est et reste plus profond que, ce qui nous
divise.

Nous avons tous étaient intellectuellement et émotionnelle ment profondément marqués par notre engagement.

Une telle constellation de talents doit à tout prix être reconstituer pour sauver notre pays qui risque sans notre esprit de dépassement de sombrer pour encore des décénies dans une impasse.

Il faut relancer, des revues et des quotidiens ..........

Mes excuses car, ma contribution a été spontanée car, c'est par harsard que, j'ai découvert votre blog que, je ne manquerai pas de communiquer à d'autres qui pourtant vivent profondément, toute la
vision du parti.


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