DECLARATION DE L'U.D.F.S A L'OCCASION DU 08 MARS 2013

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              Parti de l’Indépendance

             et du Travail (PIT/SENEGAL)

        Union Démocratique des

             Femmes du Sénégal (UDFS)

 

 

 

Déclaration du 8 Mars 2013

Dans deux semaines, notre pays va célébrer le 25 Mars, premier anniversaire de l’avènement  de la deuxième Alternance démocratique, dans laquelle, nous, les femmes du Sénégal, avons joué un rôle déterminant, de par notre poids, en 2011,  de 52%  de l’électorat qui a réalisé ce tournant historique.

C’est pour avoir apprécié hautement cette contribution inégalée, que le Président Macky Sall s’est évertué à  mettre en œuvre  notre acquis historique sous le régime précédent,  en décidant d’appliquer la  « parité intégrale » sur les listes de candidature aux élections législatives du 1er juillet 2012. C’est cela qui nous vaut, aujourd’hui,  notre présence massive à l’Assemblée nationale et le niveau élevé de responsabilité que nous y occupons.

L’UDFS exhorte les femmes du Sénégal à élargir cet acquis dans tous les domaines d’activités dans notre pays, notamment dans l’Education nationale, où à part le Primaire, les défis énormes sont encore à relever, dans le domaine de l’emploi, et de la sécurité.

En effet,  en 2011,  la parité dans le Primaire y est totale, (1/1), et le taux d’achèvement chez les filles  est de 70,8% contre 62,6% chez les garçons.  Mais, dans  l’Enseignement moyen, le taux de scolarisation des filles est de 52,4% contre 54,0% chez les garçons, et le taux de réussite au BFEM est de 49,1% contre 57,1% chez les garçons. Il en est de même dans le Secondaire général,  où le taux de scolarisation des filles est de 18,9% contre 24,3% chez les garçons, et un taux de réussite au Baccalauréat  qui est  respectivement de 41,6% et 42,6%. Dans l’Enseignement Supérieur, les filles ne représentent que 37,9% de l’effectif des Etudiants.

 Ces disparités dans l’Education sont encore plus marquées dans l’Emploi, où le taux d’activité chez les femmes est de 39,5% contre 59,8% chez les hommes, et le taux de chômage, selon les normes du BIT, est de 13,3% chez les femmes  contre 7,7% chez les hommes.

A ces défis qui nous interpellent gravement, s’ajoutent un comportement sexiste et une discrimination insoutenable dont sont victimes le peu de nos sœurs qui ont accès à un travail, comme en témoignent les révélations  concernant le personnel pénitentiaire, où il n’ ya ni femme Officier, ni  femme Inspecteur, ou dans l’Enseignement Supérieur, où les difficultés d’accès des femmes au rang de Professeur viennent d’être mises en évidence par une enquête du « Groupe Agora de recherche pour l’éducation aux droits de l’enfant et la paix » ( GRA-REDEP), qui réclame la mise en place d’une «  Cellule de veille » contre les discriminations et violences faites aux filles et aux femmes dans l’espace universitaire, dirigée par une « Chargée de mission à l’égalité »  à  nommer par le Chef de l’Etat à cet effet.

De même, l’UDFS s’élève contre les dures conditions de travail que nos sœurs, « domestiques » dans nos propres maisons, endurent quotidiennement.  C’est pour cela que nous en appelons à une large concertation nationale sur la profession « des gens de maison », appelées «  domestiques », pour une modernisation de leur emploi  par une formation professionnelle appropriée, afin qu’elles accèdent au statut de « Gouvernante », avec son corollaire de  conditions de travail et de salaire décents, et de sécurité sociale assurée. Notre discours sur la promotion économique et sociale de la femme ne peut pas être crédible aux  yeux des hommes, si nous continuons de maintenir nos sœurs dans des conditions sociales et de travail à la limite de la barbarie.

En matière de santé, la situation n’est guère reluisante quand seules 73% des naissances se déroulent dans un établissement  sanitaire, où ne bénéficient d’une assistance de personnel de santé que 65%, entraînant une forte mortalité maternelle de 392 femmes pour 100.000 naissances, dans un pays où il n’ y a que 2 Sages femmes pour 1000 naissances,  là où la norme de l’OMS est de 6 Sages femmes, et où,  pour 990 Sages femmes en activité,  il ya plus de 500 en Chômage et 26,9% des effectifs d’ infirmières-Sages femmes en activité qui ont émigré.  Face à ce drame, l’UDFS réclame d’accorder la priorité au recrutement du personnel médical, notamment de Sages femmes, lors de la prochaine embauche dans la Fonction publique, après les Forces de sécurité qui en ont bénéficié cette année.

De même, 26% de nos sœurs de différentes ethnies continuent d’être victimes de pratiques ancestrales comme l’excision, tandis que d’autres subissent les ravages du  mariage précoce, si elles ne sont pas victimes de viol ou de pédophilie dont les auteurs échappent très souvent à la justice, ou ne subissent que de peines légères. L’UDFS, encourage les nouvelles Autorités à renforcer la sensibilisation contre l’excision, et à alourdir les peines encourues pour viol ou pédophilie.

          En outre, l’UDFS déplore que les Fonds et autres programmes destinés au soutien des femmes, comme le « Fonds National de Promotion de l’Entreprenariat Féminin », n’ont aucune présence d’organisations représentatives de femmes dans leurs « organes de surveillance » ou leurs Conseils d’Administration, pour plus de transparence dans leur gestion, et une meilleure prise en charge des préoccupations des femmes.

 Enfin,  l’UDFS exprime toute sa solidarité à ses sœurs du Mali dans l’épreuve inhumaine où la rébellion Touareg et les Jihadistes les ont soumises, et tout son soutien à nos Diambars et à leurs femmes et autres parentes restées au pays, dans leur noble mission de contribuer à la libération du Nord du pays de ce peuple frère.

                Bonne fête du 8 Mars à toutes les Femmes du monde !

                                                    Fait à Dakar le 7 Mars 2013

 

 

 

 

 

  

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