DEMONSTRATION DE FORCE DES FEMMES DU PIT : LE DEPART DE WADE, UNE EXIGENCE!!!

  • CINQUIEME CONGRES DU PIT-SENEGAL

 

L’Union démocratique des femmes du Sénégal (Udfs), affiliée au Parti de l’indépendance et du travail (Pit), a tenu hier son 3e congrès à l’Endss. La cérémonie a enregistré un nombre impressionnant de personnes. Les femmes du Pit, à l’instar de leur Secrétaire général, Amath Dansokho, ont fusillé le régime libéral, tout en exigeant le départ du chef de l’Etat, le plus rapidement, de la tête du pays. Par ailleurs, elles ont dénoncé fortement l’utilisation que Wade veut faire de la parité.Par Binta NDONG

Une mobilisation exceptionnelle, c’est ce dont les femmes de l’Udfs ont fait montre hier, lors de leur 3e congrès. La salle de l’Endss s’est d’ailleurs révélée trop petite pour contenir ces nombreuses femmes venues d’un peu partout. C’est ainsi que, plusieurs délégations n’ont pu accéder à la salle, obligées qu’elles étaient de suivre la cérémonie à partir du dehors. Toutes habillées en blanc, avec une écharpe rouge au cou, les femmes du Pit n’ont pas raté le régime de Wade, et ont par la même occasion, critiqué l’utilisation que celui-ci veut faire de la parité. Les femmes réunies au sein de Bennoo Siggil Senegaal, les jeunes et d’autres structures étaient aussi de la partie. C’est par une minute de silence, en hommage à leurs camarades disparus, que la cérémonie a débuté. Selon Ndeye Lucie Cissé, coordonnatrice de l’Udfs, le pays traverse actuellement une crise aiguë, accentuée par le régime actuel, à travers la corruption, les détournements, la gabegie, et une campagne électorale permanente. Elle juge le contexte actuel très difficile pour les femmes et, le pouvoir libéral ne cesse «d’agresser» les citoyens. De l’avis de la coordonnatrice, nous avons un régime de «corruption, de concussion, de gaspillage des ressources publiques». Et le président de la République continue à construire «une oligarchie financière autour de sa personne». En plus de cela, ajoute-t-elle, Abdoulaye Wade a désarticulé le mouvement syndical. S’y ajoute une dégradation continue des mœurs, qui se manifeste par une course effrénée au profit. Ainsi, l’Udfs entend mettre l’accent sur une seule alternative : la lutte pour le départ de Wade. 

«LES FEMMES COMME DU BETAIL ELECTORAL»

Revenant sur l’actualité, marquée par le vote de la loi sur la parité absolue, les femmes de l’Udfs et celles de Bennoo sont unanimes. Pour les différentes intervenantes, aucune femme responsable ne saurait être contre le principe de la parité. Mais, ce qui choque, disent-elles, c’est de voir le chef de l’Etat s’en accaparer et en faire un moyen pour atteindre l’électorat féminin. C’est ainsi que Lucie Cissé a appelé ses sœurs à ne pas céder à la parité de Wade, «qui n’est qu’un miroir aux alouettes». Et puisque 2012 est proche, elle considère que, c’est une carte que veut utiliser Wade, mais elle refuse que le Président considère les femmes comme du «bétail électoral». Elle sera appuyée par les femmes de Bennoo, la présidente du Cosef et les autres intervenants. Quant à Rose Sarr, qui parlait au nom du Rta/S, elle soutient tout simplement que Wade leur a «volé» la parité ; c’est pourquoi, elle appelle à plus de vigilance par rapport à ce concept. 

«WADE NE VEUT PAS SORTIR DANS LA HONTE»

Lorsqu’il a pris la parole, Amath Dansokho a, comme à son habitude, rappelé au régime de Wade les nombreuses dérives auxquelles les Sénégalais sont confrontés. Pour lui, la parité est une revendication fondamentalement démocratique, mais pas élitiste. Le Secrétaire général du Pit a déploré le «tohu-bohu» observé à la place Soweto, lors du vote de cette loi, mais précise que les leaders de Bennoo savent la motivation qui est derrière. Et M. Dansokho d’ajouter que Wade sait qu’il ne peut être candidat en 2012 et son fils non plus ne peut être Président. Donc, pour lui, Wade prépare son «départ inéluctable», mais «il veut tout simplement manipuler les femmes, pour qu’elles l’accompagnent le jour de son départ». Il poursuit pour dire que, Wade est complètement rejeté dans ce pays. C’est pourquoi il cherche vaille que vaille un moyen, «pour ne pas sortir dans la honte». C’est un Président qui se caractérise par une «soif d’argent et de terres», confortée par un appétit «insatiable». Et pour couronner le tout, Amath Dansokho a fustigé les propos de Farba Senghor, disant qu’au Sénégal tout le monde mange à sa faim. Pour le leader du Pit, «c’est parce que lui et les autres du régime ont le ventre beaucoup trop plein», pour penser que c’est pareil pour les autres. Il va plus loin et qualifie les gens du régime de «menteurs». Il estime que l’heure a sonné pour mettre un terme à ce régime.

bndong@lequotidien.sn

 

 

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