RESOLUTION DU BUREAU POLITIQUE DU PIT-SENEGAL DU 12/12/2010

  • LE BLOG DU PIT-SENEGAL

 

 

P1000180

 

Le Bureau politique du Parti de l’Indépendance et du Travail (P.I.T Sénégal) s’est réuni le dimanche 12 décembre 2010. Il a entendu un important rapport du secrétariat présenté par les camarades Ibrahima Sène, chargé des études économiques, sociales et des affaires paysannes et Mansour Sy, chargé de l’organisation et des finances.

 

Ce rapport a mis l’accent sur le contexte global que vivent les peuples à l’échelle du monde, contexte fait d’une crise aigüe du système capitaliste mondial se traduisant par des agressions renouvelées en direction des couches populaires, des travailleurs et des conquêtes sociales. Aussi, à la vieille contradiction entre le capital et le travail s’ajoute, de manière plus prononcée, celle entre les Etats et les peuples.

 

Le continent africain, pas plus que le Sénégal, n’échappe  à la logique d’airain du grand capital désireux, aujourd’hui plus qu’hier, de prospérer, quel qu’en soit le  prix. Autrement, il devient difficilement compréhensible que, dans la situation désastreuse dans laquelle la gestion de Abdoulaye Wade a précipité le pays, le Sénégal soit « félicité » par le FMI, alors que jamais autant les Sénégalais n’ont aussi  souffert des ruptures dans la fourniture d’électricité, jamais leur Ecole n’a été aussi malmenée, leur système sanitaire autant saboté et leur agriculture sacrifiée ,dans un contexte de flambée des prix des denrées de première nécessité.

 

Pour le Bureau politique du P.I.T Sénégal, c’est à la lumière d’un tel contexte qu’il faut mesurer les enjeux du départ de Wade, au possible avant 2012. Car et en vérité, l’écrasante majorité des Sénégalais a fini de se convaincre que non seulement Abdoulaye Wade a déçu les attentes légitimes placées en lui, mais pire, que son mode de gestion s’est transformé en une énorme menace pour la paix civile dans notre pays, sa stabilité et ses possibilités de progrès. De sorte que, plus vite les Sénégalais parviendront à se défaire du boulet de Wade et de son système, plus ils se donneront de chance de pouvoir s’atteler, avec succès, à l’énorme tâche de redressement national.

 

Pour le Bureau politique, se débarrasser de Wade ne sera pas facile! Pas parce que ce dernier aurait une quelconque chance de pouvoir se présenter aux prochaines élections, si la constitution du Sénégal était respectée, ni non plus parce qu’un quelconque de ses affidés pourrait être son porte-drapeau en espérant capitaliser le suffrage des Sénégalais. Tout au contraire ! Plutôt en raison du fait que la caste de « nouveaux riches », son oligarchie financière, artificiellement fabriquée par son système, ne reculera devant rien pour continuer à dilapider les ressources du pays en persistant à profiter de façon indue des richesses nationales.

 

Voila pourquoi le P.I.T Sénégal doit continuer à édifier de façon méthodique, dans BENNOO SIGGIL SENEGAAL et au-delà, les forces capables de battre Wade et les siens, de leur imposer de renoncer à leur volonté de confiscation de la souveraineté populaire.

 

Le Bureau politique réitère, de ce point de vue, sa conception qu’en dehors du respect de la volonté des peuples, aucun homme politique n’est légitime. Il en profite pour se féliciter de l’évolution politique en Guinée et des perspectives ainsi ouvertes à ce pays frère tout en exprimant sa solidarité au peuple ivoirien dont il exige le respect du libre choix de la part de toutes les parties prenantes.

 

Pour le Bureau politique, Ivoiriens et Sénégalais en sont à un tournant fatidique dont le dénouement se traduira, soit en terme d’ancrage démocratique difficilement réversible, donc d’instauration, dans la durée, d’un véritable Etat de droit ou, tout au contraire, de plongée dans une ère de musellement des peuples, de confiscation de leur souveraineté politique et économique par des groupes étrangers et/ou nationaux, organisés à cette fin.

 

 Au nom de ce qui précède, le Bureau politique condamne les entraves au processus électoral et à la proclamation des résultats, entraves orchestrées par le camp du Président Laurent Gbagbo et ayant mené au blocage actuel. En tout état de cause, le PIT  en appelle à une solution politique susceptible d’éviter à la Côte d’Ivoire une effusion de sang.

 

Le Bureau politique a, par ailleurs, donné mandat au Secrétariat, dans le cadre de la mise en œuvre des conclusions du 5ème congrès du parti, de renforcer l’organisation interne du parti par l’instauration de départements de travail sous la responsabilité des secrétaires du Comité central. Le Bureau politique est convaincu qu’une telle option permettra à de nombreux cadres et camarades d’apporter leur contribution à l’exaltante tâche de  poursuite de l’édification d’un P.I.T  de plus en plus fort, au service du Sénégal,  de la majorité  de ses fils, dont les travailleurs au premier chef.

 

Le Bureau politique, tout en se félicitant des initiatives développées par les structures et les militant(e)s du parti, encourage tous les camarades à persévérer dans la voie choisie : celle de mettre l’intérêt national au dessus de tout et de continuer, avec plus de force et d’intelligence, à œuvrer pour que notre pays ait les gouvernants qu’il mérite.                                                                  

 

Dakar, le 12 décembre 2010   

Le Bureau Politique


                                                                                           

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Personnaly © 2014 -  Hébergé par Overblog