URGENCES NATIONALES

  • LE BLOG DU PIT-SENEGAL

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Le Sénégal vient de franchir la seconde phase du processus de liquidation du régime honni de WADE avec la tenue des législatives du 1er juillet 2012. Il s’agit, maintenant, d’aborder, avec autant de mobilisation et  de détermination, autour de la Coalition « Benno Bock Yakaar » (BBY) mise en place par le Président Macky Sall, la troisième phase de ce processus. Elle  consiste  à éradiquer les bases et  pratiques de « mal-gouvernance » qui ont caractérisé le régime de Wade.

Le PIT est conscient que la conjoncture économique et sociale, tant au niveau national qu’international, l’instabilité qui sévit dans la sous- région, les énormes intérêts menacés, au plan national, dans cette troisième phase, placent notre pays dans une situation de vulnérabilité,  grosse de tous les dangers.

En effet, le traitement judiciaire en cours des dossiers d’Audit, hérités du régime de WADE, le démarrage imminent de l’Audit, entre autres, de ses grands chantiers, les tendances lourdes, qui se dessinent, de défense et de soutien de la production nationale et de  la petite et moyenne entreprise et/ou exploitation agricole sénégalaise, la fin de l’impunité, des positions de rente et de monopole dans les secteurs clefs et stratégiques de notre économie, la cessation de  la spéculation foncière et immobilière, vont mettre en branle, immanquablement, toutes les forces apatrides  et étrangères dont les intérêts sont frontalement remis en cause, dans cette troisième phase.

Rien d’étonnant dès lors que ces forces soient en train d’user de leurs pions, tapis dans des partis politiques, y compris dans certains de BBY, et dans des organisations de la société civile, y compris dans certains syndicats et médias, pour organiser leur défense, dans le cadre d’une stratégie de déstabilisation du nouveau régime que notre Coalition, avec à sa tête le Président Macky Sall, est en train d’édifier sur les cendres de celui de WADE.

Pour arriver à leur fin, elles reconduisent le même stratagème  qu’elles avaient utilisé, pour briser la grande coalition «  Bennoo Siggil Senegaal », en cultivant jusqu’à leur paroxysme, dans la presse, les différends historiques, au détriment des convergences que les partis, membres de cette coalition, avaient forgées, des années durant, dans le cadre  d’unité d’actions et de luttes communes contre le régime de WADE.

Après avoir perdu leur bataille tendant à empêcher à BBY d’obtenir la majorité des 2/3  à l’Assemblée nationale, leur cible devient la majorité parlementaire du Président Macky Sall.

C’est ainsi que ces forces tablent  sur les ambitions personnelles et /ou partisanes des uns et des autres, pour faire de la Présidence de l’Assemblée nationale, le moyen de porter un coup fatal à la cohésion de BBY, dont l’implosion est le but visé.

Etant elles même prisonnières de leur culture de « Parti-Etat », et de « ralliement »  au Parti du Président de la République, elles veulent accréditer l’idée que le Président de l’Assemblée nationale ne peut provenir que du Parti de celui –ci. Leur manque de culture de coalition de partis, leur fait confondre celle –ci,  avec « le  ralliement », et elles  ne comprennent le  « gérer ensemble » dans une coalition,  que sous le mode du « soutien inconditionnel » au chef de celle-ci,  c’est-à-dire par le « larbinisme ».

C’est pour cela que ces forces alimentent, par presse interposée, le faux débat sur la Présidence de l’Assemblée nationale, dans le but de convaincre les Sénégalais, à la fois,  du caractère indépassable des contradictions entre NIASSE et TANOR, et entre Macky et Idy d’une part , et, d’autre part, de l’incapacité du Président Macky Sall de dépasser ses intérêts étroitement partisans, en dépit des preuves éclatantes qu’il en a administrés dans la composition du Gouvernement du Premier Ministre Abdoul  MBaye, et dans la confection des listes électorales de BBY aux Législatives.

En tout état de cause, le PIT demeure convaincu, que les leaders de BBY, à qui tiennent à cœur l’avènement de l’ Assemblée nationale de rupture qu’attendent les Sénégalais, ne peuvent pas se payer le luxe de faire présider cette auguste Assemblée par un quelconque personnage sans culture républicaine, démocratique et citoyenne avérée, et sans attaches africaines et internationales, en mesure de contribuer, auprès du Président Macky, à rehausser le prestige de notre pays, pour gagner un peu plus la confiance de partenaires économiques et financiers, publics comme privés, en Afrique et dans le monde.

Il faut le dire sans fard : ceux qui flattent les ambitions personnelles  des uns et des autres, ceux qui sont  manifestement aux antipodes de cette rupture, œuvrent véritablement  contre les intérêts de notre peuple, rien que pour préserver les leurs qui sont  menacés par l’exercice du pouvoir par BBY.

Or dans le tournant historique que notre peuple, après la Présidentielle et les Législatives, vient d’emprunter, notre pays a, plus que jamais, besoin d’une forte cohésion de BBY, afin de permettre au Président Macky Sall, à son Gouvernement, et à sa Majorité à l’Assemblée nationale, de relever les défis  de la Refondation de l’Etat et de la Bonne Gouvernance de la Chose publique, sans lesquels, il serait impossible de répondre adéquatement à la demande démocratique et éthique, à la demande économique et sociale,  à celle de l’égalité pour tous devant la Justice, et à celle de rétablissement de la paix en Casamance, dans la préservation de l’intégrité territoriale de notre pays. Ce sont ces demandes  fortes et pressantes qui sont  les moteurs  des changements dont le Sénégal est gros aujourd’hui.

En particulier,  le PIT estime que cette troisième phase de liquidation du régime de WADE nécessite, pour sa réussite, la mobilisation des forces vives de la Nation auprès du Président Macky Sall, de son Gouvernement, et de sa majorité parlementaire, pour relever les défis de la paix en Casamance et de  la sécurité dans notre sous- région que cela implique.

A cet égard, il est nécessaire que notre pays redonne confiance à ses voisins immédiats,  afin qu’ils sachent que le Sénégal ne saurait  plus être un sanctuaire pour des forces qui menacent leur stabilité et/ou l’intégrité de leur territoire, encore moins,  pour servir de base d’agression contre leurs Etats.

Cette rupture avec notre politique étrangère en vigueur depuis l’Indépendance, est essentielle dans la perception que nos voisins ont de nos accords militaires avec la France, et de notre coopération militaire avec les Etats Unis.

Le Sénégal ne saurait être indifférent aux manœuvres de déstabilisation qui visent nos pays limitrophes, puisqu’il y va aussi de sa propre sécurité.

En retour, notre pays devrait exiger qu’il en soit de même de la part de ses voisins, particulièrement dans le contexte actuel d’efforts soutenus par notre Chef de l’Etat, en direction du rétablissement de la paix en Casamance, dans le respect strict de l’intangibilité de nos frontières nationales…

 Le PIT exprime toute son indignation, face aux agressions barbares dont le peuple frère du Mali et sa culture islamique sont victimes. Le PIT  s’étonne du silence assourdissant  des forces vives de la Nation, notamment des dignitaires et des organisations religieux, devant la profanation des tombes de guides musulmans historiques et de mosquées, au nom de l’Islam, sous couvert de la «  Charia » ! Ce sont nos propres mausolées et mosquées qui seront détruites si ces «  croisés » de la « charia » triomphent au Mali et prennent pieds dans notre pays.

C’est pour cela que le PIT en appelle à nos concitoyens, pour se mobiliser autour du Président Macky Sall, pour que notre pays pèse de tout son poids diplomatique, auprès des Autorités de ce pays frère, pour la libération complète du nord du Mali, et la préservation de l’intangibilité de ses frontières.

La décision du Chef de l’Etat de ne pas envoyer des troupes combattantes en Guinée Bissau et au Mali,  renforce la confiance nécessaire entre nos Armées, et ouvre de véritables perspectives de coopération entre elles, pour veiller, ensemble, sur la sécurité de nos pays et la stabilité dans notre sous-région.

De même, l’acceptation de négocier la paix en Casamance, même hors du territoire national, pourvu que l’intégrité de notre territoire soit respectée, et l’invitation publique faite à la Gambie et à la Guinée Bissau d’y participer,  vont dans le sens de renforcement de la confiance et de la coopération entre nos Etats.

Le PIT salue cette preuve de lucidité et de courage politique du Président Macky Sall, et demande instamment aux forces vives de la Nation, y compris les cadres de Casamance, au pays et à l’étranger, de saisir cette opportunité, pour s’impliquer puissamment dans ce processus.

Dans la même veine le PIT invite les grandes puissances, notamment celles de l’Union Européenne, à ne plus permettre que des Sénégalais abusent de leur sens de l’hospitalité et d’asile, pour appeler, entretenir  et financer, à partir de leurs territoires, la violence en Casamance. Et cela est d’autant plus inacceptable de la part de la France,  pour tout ce qui lie nos deux Etats et nos deux peuples.

La France est invitée à adopter contre les « va-t’en guerre » en Casamance, à partir de son territoire, la même fermeté  qu’elle développe vis-à-vis des séparatistes Basques en Espagne.

Précisément parce qu’ avec les nouvelles perspectives de paix en Casamance, cette attitude de « deux poids deux mesures » a davantage de mal à se justifier.

Au total, le  PIT demeure convaincu que les patriotes, démocrates et républicains de BBY,  sauront gérer leurs différences, voire même leurs contradictions, pour cultiver leurs convergences, afin de  rendre notre coalition plus solidaire et plus déterminée à relever, avec notre  peuple, les défis auxquels le Sénégal  est confronté dans cette troisième phase du processus de liquidation du régime de WADE pour refonder notre Etat et la Gouvernance des affaires de notre Nation.

                                                    Dakar le 17 juillet 2012

Secrétariat du C.C. du PIT-Sénégal

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