DECLARATION DE LA COORDINATION PIT DE DIOURBEL

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DECLARATION DE LA COORDINATION PIT DE DIOURBEL

Le PIT-Sénégal a pris une part appréciable dans la victoire du Bennoo Siggil Senegaal du 22 mars 2009. Aussi ses dirigeants et militants sentent-ils leur responsabilité engagée, quant à tout ce qui touche aux instances issues de cette victoire. Or dés le lendemain de l’installation du conseil municipal de Diourbel, nous avons commencé à sentir nos espoirs menacés de déception, suite aux comportements peu rassurants du maire. Ce dernier en effet n’a pas mis de temps à manifester ses tendances à l’accaparement de tous les pouvoirs malgré son engagement à les partager selon les termes du code de conduite signé entre les composantes de la coalition Bennoo Siggil Senegaal. Ainsi, à l’opposé des attentes que les populations et électeurs avait placées en la nouvelle équipe municipale, le maire a vite fait de s’organiser pour n’en faire qu’à sa tête, usant de manipulations et d’expédients propres à servir ses intérêts strictement personnels. Après une évaluation sans complaisance de la situation, notre parti a conclu à la nécessité de réagir sans attendre. Mais persuadé qu’il fallait éviter de fragiliser notre maire devant le camp défait et à l’affût, nous avons choisi de prendre langue avec lui, comptant sur ses capacités à comprendre les enjeux du moment et à réagir positivement. C’est ainsi que le 17 juin 2010 déjà, l’audience qu’il accorda à notre demande à une forte délégation du secrétariat de la coordination de notre parti, nous permit de lui exposer nos craintes découlant de plusieurs facteurs tels que :

  1. l’état du bureau municipal fonctionnant paradoxalement sans le Maire, et souvent mis devant le fait accompli par ce dernier qui prend des décisions auxquelles ne sont associés ni les Adjoints ni les commissions ;

  1. la contestation conséquente de telles décisions, ayant conduit nos camarades à bouder une session du conseil municipal pour s’insurger contre l’arrêté du maire n°003/CDL/CAB du 21/01/2010, qui dessaisissait une commission régulièrement élue ;

  1. le refus du maire de satisfaire l’exigence d'une large majorité du conseil municipal, d’un audit pour donner un éclairage sur
    • le personnel pléthorique qui compterait des éléments fictifs ou sous employés ;
    • les recettes qui ne seraient pas totalement recouvrées et intégralement reversées ;
    • les cantines et places irrégulièrement affectées, et ne rapportant pas, ou que très peu de ressources à la commune ;
    • le flou relatif au lotissement suspendu et à l’occupation irrégulière d’espaces divers ;
    • le domaine public qui continue d’être attribué sur des bases plutôt occultes ;
    • des cantines prêtes à l’emploi qui restent fermées du fait de pratiques douteuses, représentant autant de ressources perdues pour la municipalité ;
    • des citoyens en règle, mais ne parvenant toujours pas à avoir leur parcelle ;
    • le budget qui s’exécute sans souci apparent de transparence, de rationalité et d’efficience, si l’on en juge par les procédures appliquées et par les dépenses auxquelles la priorité semble être accordée.

Tel est l’aperçu que nous donnions de la gestion municipale il y a trois ans, et que nous demandions au maire d’améliorer sans délais. Des promesses nous ont été faites, et des engagements ont été pris devant nous. Les larmes que leur auteur a versées à l’occasion, nous ont ôté à l’époque, tout doute que ces promesses et engagements puissent ne pas être tenus.

Erreur hélas ! Car, qu’avons-nous vu par la suite ? Preuve que les choses ont empiré, le 23 juin 2011 un mémorandum est adressé au maire par le bureau municipal, pour fustiger les dysfonctionnements relevés, imputables essentiellement au désintérêt que le premier magistrat de la ville manifeste vi à vis des affaires de la commune. C’est sûrement avec le mépris le plus total que le destinataire a accueilli ce document, puisqu’il ne donna lieu à aucune réaction.

Le 17 juillet 2013, les Adjoints au Maires, à leur plus grand regret, saisissaient le Préfet de Diourbel de récriminations portant sur des faux sous forme de retouches opérées sur le budget voté par le conseil et approuvé par la tutelle, par un secrétaire municipal à la légitimité et au profil douteux, qui n’a pourtant, pour une faute aussi grave, fait l’objet d’aucune poursuite judiciaire. Tant et si bien qu’on peut douter qu’il ait agi sans le consentement du maire.

A ces récriminations s’ajoutaient d’autres griefs non moins insupportables se résumant en :

  • l’absence systématique du maire à toutes les réunions du bureau et du conseil ;
  • son manque de considération à l’égard de ses propres Adjoints et du conseil municipal.

Si de guerre lasse les membres du bureau municipal en sont arrivés à une telle externalisation de leur amertume, notre parti se sent le devoir de réagir, cette fois-ci en se démarquer publiquement des agissements néfastes qu’il est hors de question pour lui d’assumer.

Nous condamnons et dénonçons fermement :

  • le non respect par le maire, des recommandations de l’inter commission des finances, chaque fois adoptées par le conseil lors du vote des différents budgets ;
  • son manque de réaction quand la rumeur l’accuse d’attribuer des marchés publics sans appel d’offre, sous forme de « baara-yëgoo et de gré à gré à l’insu de la commission des marchés, contre des dessous de tables, pendant que la commune manque de tout ;
  • la spéculation foncière avec la vente des ODP sans incidences financières conséquentes pour la commune, par la mise à disposition d’arrêtés vierges au profit d’amis et de clients politiques qui en usent et en abusent ;
  • le laxisme notoire ayant permis la falsification du budget 2013, sans aucune sanction adéquate à l’encontre du fauteur ;
  • la valse des secrétaires municipaux nommés au gré des intérêts immédiats, et dont les titres et qualifications ne semblent pas être un souci pour le recruteur ;
  • le scandale ayant conduit MM Alassane BARO 3e Adjoint au Maire et Mamadou DIOUM, conseiller municipal, à porter plainte contre le maire pour séquestration, injures et menaces de mort ;
  • le climat de suspicion né des arrêtés n° 232/CDL/CAB et n° 234/CDL/CAB du 28/08/2013 donnés pour authentiques par les bénéficiaires, et frauduleux par le maire auteur présumé, à travers sa lettre n° 235/DBL du 29/08/2013 adressée au Préfet.

Considérant tous ces faits non exhaustifs reprochés au maire, le secrétariat de la coordination de Diourbel du PIT-Sénégal estime devoir exiger de Me Jacques BAUDIN un minimum : qu’il démissionne purement et simple de ses fonctions.

Le secrétariat de la coordination engage les conseillers municipaux membres du PIT-Sénégal à prendre toute initiative, et/ou à s’associer à toute démarche de quelque origine qu’elle soit, tendant à obtenir ledit minimum.

Le secrétariat de la coordination demande à tous les militants et sympathisant du PIT-Sénégal, de soutenir à tous les niveaux, toute action dont le but est de débarrasser notre ville du principal frein à son essor.

Enfin au nom de tous les camarades de Diourbel membres de notre parti, le secrétariat de la coordination présente à tous les diourbelois nos excuses les plus sincères pour avoir contribué à placer à la tête de notre municipalité un maire aussi contesté.

Vive Diourbel !

Vive le Sénégal !

Fait à Diourbel, le 06 octobre 2013.

Le secrétariat de la coordination

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