LES FORCES DU CHANGEMENT SERAIENT ELLES EN PASSE DE DEVENIR DES FORCES DE DESTRUCTION?

  • LE BLOG DU PIT-SENEGAL
LES FORCES DU CHANGEMENT SERAIENT ELLES EN PASSE DE DEVENIR DES FORCES DE DESTRUCTION?

Les changements, besoins naturels de l’Homme, ont toujours constitué le moteur de l’Histoire et l’âme des civilisations pourvu qu’ils s’opèrent au terme de cycles de maturation connus et à des séquences temporelles mesurables. L’incapacité à saisir ces cycles de maturation et l’inexistence parfois de séquences temporelles assez longues qui offrent l’opportunité d’éprouver les changements et de les qualifier, comme on peut le constater avec le Printemps Arabe dans un certain nombre de pays, amènent à douter de la pertinence ou à s’interroger sur la responsabilité et la fiabilité de l’action des forces du changement dans ces pays. Ne sont-elles pas devenues des forces de destruction de tout ce que les peuples ont eu à bâtir au fil des ans ?

La géopolitique globale incite même à des réflexions plus poussées. Assiste-t-on à la fin des civilisations ? N’est-on pas fondé légitimement à s’interroger sur le sens de l’Histoire, si tant est que partout l’impatience des peuples a conduit à l’échec des changements escomptés aux tentatives de sous créations de l’Homme : l’échec prématuré du communisme, celui en cours du Capitalisme libéral mais surtout des Fondamentalistes (Afganistan, Algérie, Egypte, Palestine, Tunisie, Liban) qui prétendent titrer inspiration des livres révélés, tout laisse croire aujourd’hui, à une impuissance de l’Homme à se construire un avenir meilleur, un cadre propice à son épanouissement. A la lumière donc de toutes ces crises et de l’instabilité qui a suivi les changements de paradigmes dans l’évolution des sociétés humaines, il demeure une constante qui est la non maîtrise par les acteurs des enjeux du changement qui n’est souvent pas perçu comme un processus dynamique mais plutôt comme un évènement historique factuel.

A cet égard le Sénégal s’illustre depuis deux décennies à la fois comme thèse et anti-thèse du changement. E n effet depuis 2000, un vent du changement souffle sur notre pays sans pour autant qu’il y ait un véritable changement qualitatif dans les conditions de vie et d’existence des populations, sinon ce sont de changements dans le mauvais sens : déliquescence de l’Etat accroissement de la pauvreté, dépravation accélérée des mœurs.

Il est donc grand temps, sous peine de devenir des forces de destruction comme cela apparaît de plus en plus dans les Pays du Printemps Arabe, que les forces du changement au Sénégal s’arrêtent, se ressaisissent pour penser davantage la conduite du changement à tenir. Le changement ne saurait être une fin en soi et se résumer au remplacement de Mademba par Massamba pour ensuite se mettre en retrait, en position de veille et d’alerte pour voir si le deuxième va faire mieux que le premier. Non, Messieurs du M23, de Yen- a marre, de la Société civile, artisans du changement souhaité par tous les patriotes, vous êtes aussi comptables que Macky Sall sur les promesses et vous êtes autant que lui attendus solidairement aux résultats. Autrement ce serait trop facile et vous emprunteriez une voie sans issue au bout de laquelle vous risqueriez d’installer notre pays dans une spirale d’instabilité et d’ingouvernabilité.

En fait le changement suppose d’abord, l’assignation d’objectifs aux acteurs, la prise de conscience par ces derniers de leurs rôles et responsabilités. IL est en outre un exercice commun à tous, avec une démarche participative et itérative et nécessite un dispositif de suivi-évaluation pour tous les Acteurs. Par conséquence l’acteur ne peut pas se mettre dans une position attentiste sinon défaitiste et donner à l’autre un ultimatum pour que le cas échéant, s’il ne répond pas aux attentes, on le met au pilori. Amon avis Macky Sall, comme tout autre candidat, en promettant aux sénégalais des Emplois, la fin des inondations, des délestages etc…, en somme un pays de merveille, ne se fondait pas sur sa modeste personne, moins encore sur son héritage familial, ni sur d’éventuelles ressources humaines, matérielles ou financières propres à son parti. Les promesses électorales sont d’abord des bouées pour l’action politique d’un candidat une fois élu. Tout candidat le fait sur la base de présomptions favorables basées sur une éventuelle adhésion massive des populations pour se faire élire et se faire accompagner par celles-ci dans la mise en œuvre au prororata des ressources dont dispose ou disposera le pays. Sinon toutes autres lectures de promesses électorales, n’obéissent qu’à des chimères de chapelles politiques.

Chers compatriotes, l’héritage légué à Macky Sall est un cadeau empoisonné, avec des éléments de déflagrations au potentiel encore insoupçonné tels que le bradage en catimini du foncier, le hold-up déguisé et organisé de toutes les ressources du pays par le régime précédent, l’obscurantisme religieux rampant mais surtout la dernière révélation mafieuse du régime de Wade relative à la drogue. Un tel héritage exige de nous tous, vigilance, retenue et coopération solidaire, engagement patriotique et fermeté. Nous sommes toujours au bord du précipice mais pour le moment Macky manœuvre bien quoiqu’en pensent de nombreux frustrés de la sobriété du régime comme ces animateurs de cette cellulose de l’APR qu’est « Macky 2012 » que Macky ferait mieux d’opérer ou de demander sa fusion pure et simple dans l’APR pour plus de quiétude et de sérénité dans sa lourde mission. C’est un « machin » nuisible comme l’a été la défunte Cap 21.

Prions dans l’action pour un Sénégal réhabilité et réconcilié avec les valeurs d’éthique, de citoyenneté et de travail.

Waly Ndiaye Société civile

wandiaye @gmail.com

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