Déclaration sur la situation en Casamance du secrétariat du Comité Central du P.I.T-SENEGAL


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En sa réunion hebdomadaire, le 16 Février 2010, le Secrétariat du Comité Central s’est longuement penché sur les récents développements tragiques de la crise en Casamance.

Au vu de l’ampleur des violences et des armements déployés de part et d’autre,  Il a constaté, en le déplorant vivement, que notre Nation est confrontée, dans sa partie Sud, à une nouvelle situation de guerre véritable, et non plus à de simples  escarmouches. Les victimes sont de plus en plus nombreuses au sein de notre Armée nationale, du MFDC, et de la population civile. C’est à croire que la gestion de Wade de la crise, a largement compromis les petits pas  réalisés  avant l’Alternance  vers la paix,  pour retourner le pays aux pires moments de ces affrontements, déjà vieux de près de trente ans (30 ans) !

La preuve est ainsi faite de l’échec lamentable de ses promesses solennelles, dés le début de l’Alternance, de « ramener la paix en cent jours ».

 Comment pouvait-il en être autrement, avec sa décision de gérer, seul, le processus de paix en Casamance, allant jusqu’à interdire la Presse et les citoyens de parler de ce conflit ?  Il n’a associé à la gestion de ce dossier que des membres de son Parti, pour lesquels, cette crise n’a été qu’un «  fonds de commerce «  juteux.  Et, contrairement à Diouf, qui  était parvenu à enclencher un véritable processus vers la paix en y associant  les pays limitrophes intéressés,  Wade les a délibérément exclus, suscitant ainsi  leur méfiance, voire leur hostilité même

En ces douloureuses circonstances pour notre Nation, le PIT s’incline pieusement devant les victimes militaires et civiles de cette crise, et présente ses condoléances les plus  attristées aux familles éplorées.

La poursuite de tels massacres et leur amplification,  n’auront qu’un seul résultat, c’est de développer une situation de violation systématique des Droits humains, ternir l’image de marque pacifique de notre pays, et poser la responsabilité pénale de leurs auteurs au niveau international.

La véritable conviction de Wade, dans cette crise, c’est de chercher à créer, par la division et la corruption, et des « actions de guerre », sous couvert de représailles,  les conditions d’obtenir la paix, par la reddition de l’aile armée du MFDC.

Cela n’a abouti, à la longue, qu’à cette situation meurtrière de « ni paix ni guerre », qui déstabilise la région,  et sème la terreur et la désolation au sein des populations civiles  de cette partie Sud de notre pays.

De même, les partisans de la « guerre totale »,  pour éradiquer la rébellion,  ont oublié que cette option n’a permis,  nulle part dans le monde, à rétablir la paix de façon durable.

Ces deux  voies, dans tous les conflits de ce genre dans le monde, ont toujours abouti à  une impasse, avec des  coûts humains et matériels incommensurables.

Par contre,  la seule voie, qui a permis dans le monde entier, de venir à bout de ce genre de crise pour rétablir la paix et la concorde, est passée par la création  préalable de véritables  conditions politiques internes, à travers  des mesures de confiance avec les « insurgés », susceptibles de les amener à la table de négociation, autour d’une « feuille de route », soutenue par un large consensus national des forces vives du pays.

Au Sénégal, ces forces vives existent bel et bien. Elles sont présentes au sein du MFDC,  en Casamance, au sein de notre Nation entière. En témoignent, la prise en charge, aujourd’hui,  de cette question par les  « Assises nationales du Sénégal ». C’est également le sens de la « plate forme de dialogue politique » soumise au Chef de l’Etat par «  Benno Siggil Senegaal »,  les appels des Organisations de la Société Civile Sénégalaise, et,  récemment,  de l’Episcopat de l’Eglise, et des Khalifs Généraux de toutes les Confréries religieuses musulmanes de notre pays.

Il est donc possible, avec toutes  ces forces vives, de développer une puissante synergie qui va, inévitablement, isoler les extrémistes de tout bord, ainsi que les bandits de toutes sortes, et tous ceux qui vivent de cette crise.

Ainsi, cela permettrait de mettre fin, rapidement, à cette option de pourrissement et d’impasse de Wade, et d’ouvrir, sans tarder, de véritables négociations de paix en Casamance, en s’appuyant sur ces forces vives de la Nation, et la coopération des pays limitrophes. Cela est d’autant plus urgent, que les narco trafiquants profitent, manifestement, de cette crise,  pour transformer cette région en sanctuaire. Et surtout,  quand on sait que, dans le but de pérenniser son régime, Wade ne ménage aucun effort pour jouer, en Casamance, avec les intrigues de puissances étrangères, dans leurs projets de contrôle total de la région du Golf de Guinée.

 Dans ces conditions, où la survie de la cohésion de notre Nation, la paix et la stabilité,  dans notre sous région sont fortement menacées, le PIT/SENEGAL, en ce qui le concerne, réaffirme solennellement son attachement à l’intégrité territoriale du pays, et son opposition totale à  l’indépendance d’une une partie quelconque du territoire national. Il  proclame, qu’il est prêt, immédiatement, à prendre toute sa place dans un vaste rassemblement national autour  des initiatives de paix en Casamance. Il considère que doit  monter, très fort, l’exigence  nationale de mettre un terme, à la fois, autant  au  narcissisme, dont  Wade fait preuve dans cette crise, pour briser son immobilisme, qu’ à sa gestion désastreuse des affaires de notre peuple.

Cela est devenu un impératif de survie pour notre Nation, dans la paix, la convivialité, et l’intégrité territoriale du pays.

 

 

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