RESOLUTION DU COMITE CENTRAL DU 16 JANVIER 2010

bennoLe Comité central du Parti de l’Indépendance et du Travail (P.I.T Sénégal) s’est réuni à Dakar le Samedi 16 janvier 2010 sous la présidence du camarade Mohamed Ly, membre du BP et secrétaire du Comité central. La session a été rehaussée par la présence du camarade Amath Dansokho, Secrétaire général du parti. Le Comité central a entendu, discuté et adopté deux importants rapports du Bureau politique présentés respectivement par les camarades Samba Sy, membre du BP et secrétaire du Comité central, sur la situation nationale et Mansour Sy, membre du BP et secrétaire du Comité central, sur la préparation du 5ème congrès du parti prévu les 22 et 23 mai 2010.

Le rapport sur la situation nationale a procédé à une importance analyse du contexte national aux plans politique, économique et social et défini les tâches du parti dans la période.
Le régime de l’alternance dirigé par Abdoulaye Wade a fini de ruiner l’économie nationale à travers des politiques de destruction du secteur agricole avec des paysans livrés à eux-mêmes, à la famine, au bradage d’une abondante récolte, politiques soutenues par des affairistes à sa solde et une volonté farouche de destruction de notre agriculture de manière générale. Cette option délibérée et cynique de Wade, décriée partout à travers le pays, relève d’une stratégie dont les contours avaient été annoncés dès l’avènement de l’alternance.
Le P.I.T n’a cessé de la dénoncer de tout temps et partout à travers le pays. La politique de corruption généralisée, de concussion et de gabegie de Wade a aussi fini de décourager et d’éloigner tout investisseur potentiel, national ou étranger, capable de relancer la machine de production industrielle. Les travailleurs sont livrés à eux même et à l’arbitraire et n’ont d’autre recours que la monstrueuse grève de la faim.
Par ailleurs, la politique du régime d’Abdoulaye Wade, malgré les tonitruantes déclarations sur les 40% du budget de l’Etat alloués à l’éducation (en réalité 27%) a contribué à enfoncer l’éducation dans le dénuement ( en particulier en infrastructures et équipements), entrainé des grèves cycliques des apprenants et des enseignants, la déliquescence du système éducatif à l’ère des « sociétés cognitives », sa privatisation de l’élémentaire au supérieur, créant une forme de « darwinisme social ». Face aux échecs répétés de ses efforts de mettre au pas le mouvement syndical combatif, le pouvoir n’a d’autre recours qu’une puérile et dangereuse tentative de caporalisation politicienne vouée à l’échec du fait d’une opposition résolue des enseignants.
Le secteur de la santé n’est pas en reste dans cette néfaste politique. Tous les jours, des secteurs significatifs et de refus se lèvent contre la politique de santé de Wade qui a fini de détruire tous les leviers du service public pour livrer la santé à la privatisation, privant les couches populaires de soins de santé de qualité et à la portée de tout le monde. Ainsi, les hôpitaux publics sont-ils devenus de véritables « mouroirs ».
Face à cette situation catastrophique, lourde de menace pour la stabilité et la paix sociale, renforcée par Comme si cela ne suffisait pas, Abdoulaye Wade s’enfonce dans l’irresponsabilité avec ses sorties dangereuses pour la cohésion nationale contre les religions et confréries de notre pays. Une riposte à la mesure de la gravité de ses actes lui a été servie. La cohésion, saluée par tout le pays, de Benno Siggil Sénégal doit être renforcée face aux différents problèmes crées par Wade. Cette cohésion a conduit la coalition à l’écrasante victoire lors des dernières élections locales.
Le Comité central considère qu’il faut la renforcer et tracer des perspectives claires de sortie de crise, en particulier en direction des prochaines échéances électorales de 2012, avec un candidat unique capable de mener à bien une période de transition pour remettre en place les institutions de la République qu’ Abdoulaye Wade tous les jours s’attache à continuer à détruire . Sous ce rapport des élections à l’horizon, le Comité central met en garde contre toutes les entreprises de Wade visant à confisquer le vote des citoyens, notamment dans la délivrance frauduleuse de cartes d’identité localisée à des endroits précis et ciblés, en discriminant les citoyens sénégalais, en voulant confectionner en catimini un fichier électoral parallèle dans une volonté manifeste de fraude. Cette volonté passe aussi par des plans de reconfiguration de l’Etat major et une concentration de pouvoirs spéciaux au ministère de l’Intérieur de même que par le verrouillage du contrôle de la fraude(PV non signés) par une cour suprême et un conseil constitutionnel qu’il entend mettre prochainement aux ordres par des nominations suspectes en vue.
Le PI.T. est, sous ces différents rapports, interpellé au premier chef pour consolider son organisation, étendre son influence dans tous les secteurs de la vie nationale et continuer à être le fer de lance qui, avec l’ensemble des forces démocratiques et en particulier dans Benno Siggil Sénégal, doit contrecarrer tous les plans machiavéliques d’Abdoulaye Wade et de ses suppôts.
A cet égard, sa tentative de « monarchisation » du pouvoir et d’imposer une succession patrimoniale, quels que puissent être les atours brodés à son fils, doit être combattue sans concession au nom de la République et de ses valeurs. Ceci explique la nécessité de hâter le départ de Wade pour épargner à notre peuple de nouvelles souffrances.
Le P.I.T, signataire de la charte de « bonne gouvernance » issue des Assises nationales, doit contribuer à en faire une réalité par l’exploitation de cet important outil qu’elles se sont forgées pour sauver le Sénégal et la traduire dans les faits.
Le Comité central se félicite du travail accompli par le comité préparatoire au 5ème Congrès et dans les deux commissions de travail mises sur pied (commission politique et commission organisation et finances). Le Comité central a adopté les calendriers de travail proposés pour une bonne tenue du congrès les 22 et 23 mai 2010.
Le Comité central décide d’accompagner, dans ce cadre, les organisations affiliées, l’Union de la Jeunesse Démocratique Alboury Ndiaye (UJDAN) et l’Union Démocratique des Femmes du Sénégal(UDFS) en moyens politiques, logistiques et financiers pour la tenue de leur Congrès et Conseil et Conseil national.
                                                                                    Dakar, le 16 janvier 2010.
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