IDRISSA SECK INTERPELLE PAR IBRAHIMA SENE !!!

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Idrissa, tu devrais remuer plusieurs fois ta langue avant de parler !

          Ton passage au « Grand jury »  de RFM ce dimanche 17 juillet, a révélé  ce visage que l’on avait espéré ne plus voir ni en toi, ni en tout autre prétendant à   présider aux destinés de notre peuple.

En effet, en rejetant la proposition de Wade pour la tenue d’élection présidentielle anticipée, sous prétexte du souci que tu aurais pour les paysans pris en pleine période de travaux champêtres, tu fais preuve, comme ton père adoptif qui prévoit son organisation dans quatre mois au plus tôt, ou six mois au plus tard,  de l’ignorance  des dispositions de la Constitution en la matière,  qui disposent, pourtant,  de les organiser au plus tôt en six mois, et au plus tard en neuf mois, après le constat de la Démission du Président par le Conseil Constitutionnel.

De sorte que, si Wade démissionne demain, la Présidentielle anticipée se tiendra au pus tôt en Novembre, donc bien après  la fin des travaux champêtres d’hivernage, ou au plus tard, en Février, c'est-à-dire, aux dates antérieurement retenues en cas d’élection à l’échéance normale du Président sortant, à moins que tu penses aussi que Février n’est pas souhaitable pour cela !

Une telle ignorance des dispositions de la Constitution que tu as contribué à confectionner avec ton père adoptif, montre le peu de sérieux que, tous les deux, vous accordez à cette Charte fondamentale de la République.

En outre, en justifiant ton rôle dans l’avènement de la «  transhumance politique », tu as évoqué la nécessité, à l’époque, d’édifier un pouvoir absolu pour ton père adoptif, qui devrait passer par le contrôle de l’Assemblée nationale.

C’est au nom de l’édification d’un tel pouvoir que Niasse fut écarté, du seul fait qu’il voulait garder son indépendance politique dans le cadre du Front pour l’Alternance,  qu’il a contribué à mettre sur pied et à porter au pouvoir.

C’est dans ce souci que tu t’es retourné vers les cadres du PS, qui étaient épinglés par les Audits effectués sur leur gestion, pour les obliger à rallier le PDS ou à aller en tôle !

Tous ceux qui ont accepté ont été « blanchis » et propulsés aux commandes, alors que tous ceux qui avaient, par dignité, refusé, comme Abdoul Aziz Tall et Mbaye Diouf, ont été persécutés et jetés en prison.

Ainsi, pour toi et ton père adoptif, tous les moyens étaient bons, pour édifier un pouvoir absolu, qui contrôle l’Assemblée nationale, et soumet le Pouvoir judiciaire, à travers la gestion discrétionnaire de la carrière des Magistrats, entre tes mains et de ton père adoptif.

C’est ce manque d’éthique républicaine et de morale politique tout court, que tu as partagé avec ton père adoptif, qui est à la base du rejet du régime que tu as laborieusement contribué à édifier, et dont tu rêvais d’hériter dans un avenir proche, avant d’ y être éjecté à ton tour, pour des raisons de « partage du butin », que ton père adoptif voulait conserver tout seul, le fructifier, avant de le transmettre à son fils biologique.

C’est ce visage hideux, dont tu te glorifies devant le «  Grand jury », que des Sénégalais comme moi, avaient espéré que tu t’en départisses à travers une auto critique sincère de ce passé peu glorieux pour un prétendant à gouverner notre peuple.

Au contraire, l’on a eu droit à une auto glorification qui explique les sarcasmes et autres quolibets que tu fais à propos de notre proposition de «  Président de Transition » à l’issue des élections présidentielles à venir, qu’elles soient anticipées  ou à date échue.

Ce rejet véhément de notre proposition, adoptée par 32 Partis politiques sur les 38 qui composent Benno, et par des mouvements citoyens regroupés dans Alternative 2012, s’explique, par ton souci de conserver le régime politique de pouvoir personnel que tu as contribué à construire, et  dans lequel tu te considères, à juste raison, comme « l’actionnaire majoritaire ».

En effet, il ne peut y avoir de «  Président de Transition » que dans le cadre d’une rupture totale avec ce type de régime, pour refonder notre Etat sur des bases républicaines, démocratiques et citoyennes, telles que conçues par les Assises nationales,  auxquelles tu avais refusé de participer, et aux conclusions desquelles tu prétends t’inspirer dans le cadre du programme que tu veux proposer aux Sénégalais !

Le Président de Transition », dans ce cadre,  n’est rien d’autre que celui qui accepte de mettre en place,  dans les plus brefs délais, les nouvelles institutions issues d’un référendum de révision totale de la Constitution héritée de Wade, et qui accepte d’organiser, sans y prendre part, comme dans toutes les transitions apaisées qui ont réussi, de nouvelles élections présidentielles,  à la fin de la mise en place complète des nouvelles institutions.

Ce Président réformateur n’est ni un Président dévalué, encore moins  le fruit d’un compromis pour surmonter des ambitions personnelles. C’est un Président de mission, d’une mission la plus noble et la plus exaltante que tout républicain et démocrate devrait rêver d’être, pourvu que les valeurs d’étique et de morale avérées soient la caractéristique de sa personnalité.

La durée de trois ans de ce mandat reflète la volonté politique de mettre en place les nouvelles institutions, sans que cette durée ne soit, pour autant, un fétiche, d’autant plus que les refondateurs de cette nouvelle  République ne sauraient être coupables de précipitation, ni de lenteur inutile, compte tenu des urgences qui assaillent le peuple.

C’est pour cette raison, que cette durée n’est qu’à titre indicatif pour bien refléter notre volonté de changement, mais n’est pas un dogme au point de servir, de prétexte de rejet ou de sarcasmes.

Tu as donc tout intérêt, Idrissa, pour peu que tu veuilles être pris au sérieux dans ta volonté de résoudre les problèmes du pays, à retourner plusieurs fois ta langue avant de parler, et à clarifier les ruptures que tu veux opérer, sans changer le système politique que tu as contribué à mettre en place.

C’est sur cela que tu es attendu, et non sur tes sarcasmes et ton auto glorification, qui ne font pas un homme d’Etat

        Sincèrement !

                                    Ibrahima Sene PIT/SENEGAL

Dakar le 18 juillet 2011

Bamba NDIAYE 22/07/2011 16:02


La lutte pour mettre fin au Presidentialisme est centrale sur le plan politique et ideologique.

Le Presidentialisme et avant lui le Depute du Senegal (Carpot, Blaise, NGalandou, Lamine Gueye) est une piece maitresse de l'usurpation de notre souverainete nationale par la France et ses
allies.

La refondation democratique et citoyenne de nos institutions est une etape importante dans le processus de la RND dans notre Pays.

Elle est au centre des luttes de classe en cours, entre les forces populaires et les partisans du Presidentialime dans leur diverses nuances.
Cela inclus les soit disant Experts-technocrates candidats independants et les responsables de Parti inquiets face a la profondeur de l'exigence populaire de rupture avec le Presidentialisme et ses
combines neocoloniales.

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